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Coopération: La diplomatie russe à l’heure de la fête

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La diplomatie russe s’apprête à célébrer le 10 février sa fête traditionnelle, comme elle le fait tous les ans depuis 2002. Cependant le premier accord – celui sur «la paix et l’amour éternel» avec la Byzance, mis au point par les diplomates russes, date du VIII-ème sciècle.

Quels sont les principaux défis, auxquels la diplomatie russe est confrontée aujourd’hui, les tâches clées, qu’elle est appelée à résoudre?

D’une manière générale, les diplomates de Russie s’attèlent à défendre les intérêts nationaux de leur pays, y compris ceux de nos concitoyens et du business russe, qui tombent de plus en plus souvent sous le coup de sanctions. En même temps nous faisons tout pour défendre le droit international et le système international, basés sur la Charte de l’ONU. De concert avec d’autres forces constructives dans la communauté internationale nous nous employons à protéger les valeurs de la vérité, de la justice, de la coopération mutuellement respectueuse d’égal à égal, à prévenir la dégradation de l’ordre mondial, qui se trouve aujourd’hui sérieusement déséquilibré. En d’autres mots, nous essayons de faire tout pour arrêter le glissement vers le chaos et la confrontation.

Dans ce travail nous agissons en coopération étroite avec nos partenaires de la Communauté des Etats indépendants (pays de l’ex-URSS) aussi bien bilatéralement, que dans le cadre de divers mécanismes d’intégration.

Parmi nos acquis de ces derniers temps on peut citer les succès dans la lutte continue contre le terrorisme, qui ont été obtenus en Syrie, où l’on passe actuellement au stade du règlement politique. A cet égard nous nous félicitons du bilan positif de la réunion à Sotchi les 29-30 janvier 2018 du Congrès du dialogue national syrien, qui a rassemblé pour la prémière fois dans la même salle de concertations 1500 délégués représentant un large spectre d’acteurs de la vie politique de la Syrie, y compris divers structures d’opposition, intériéure, comme extérieure.

Nous cherchons à préserver l’accord sur le programme nucléaire iranien, à normaliser la situation autour de la résolution du conflit israélo-palestinien. Les problèmes du Moyen Orient sont sérieusement handicapés par l’absence de solution de la question palestinienne.

On va, bien entendu, continuer le travail quant à la crise ukrainienne, pour la solution de laquelle il n’existe pas d’autre alternative à part la réalisation complète et cohérente du «Complexe de mesures», adopté à Minsk en février 2015 et signé par les présidents de la France, de l’Allemagne, de la Russie et de l’Ukraine.

S’agissant des tendances positives on peut citer en matière d’intégration, en particulier, la mise en œuvre progressive d’un grand projet Eurasiatique comprenant l’Union économique eurasiatique, l’Organisation de coopération de Shangaï, les pays de l’ASEAN, et nous saluons son ouverture vers de nouveaux participants à l’Est, comme à l’Ouest.

Nous notons avec satisfaction les progrès des processus d’intégration dans un contexte plus large – dans l’activité du forum de la Coopération économique en Asie-Pacifique, dans le «G 20» mais aussi dans BRICS.

Ce sont les groupements, qui reflètent les tendances du monde contemporain, à savoir, le processus objectif de la mise sur pied du système polycentrique des relations internationales.

Alexey Doulian, Ambassadeur de Russie du Mali

Nous sommes sérieusement préoccupés par la situation autour de la péninsule Coréenne, dont le problème nucléaire est un des plus graves sur l’agenda international. Heureusement, ces derniers temps à la lumière des contacts directs entre les deux Etats coréens on a pu voir une certaine lueur d’espoir. La Russie et la Chine ont mis en avant une initiative conjointe en vue de la solution du problème. Elle prévoit: se mettre au calme, geler réciproquement les activités militaires, s’agissant du lancement des missiles et des manœuvres militaires à grande échelle dans la région pour passer ensuite aux négociations sur le règlement politique de la situation avec la participations des principaux intéressés.

Bien évidemment, nous allons nous concentrer sur la solution du problème syrien, faisant partie d’un ensemble de points cruciaux, tels que la Libye et le Yémen, la situation conflictuelle au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

La crise malienne et la situation au Sahel vont également demeurer dans le focus de la diplomatie russe. Il est à rappeler, que la Russie dès le début de ce conflit a pris clairement position contre les actions de déstabilisation, pour le maintien de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali, pour la solution politique du conflit au moyen du dialogue inclusif comprenant toutes les parties concernées. Nous appuyons les efforts des autorités maliennes en vue d’accélérer l’exécution de l’accord de paix avec, bien entendu, le soutien des partenaires du Mali, dont la Russie. Nous accordons d’une manière constante notre soutien au Mali dans divers forums internationaux, et en particulier au Conseil de Sécurité de l’ONU. Et nous allons rester attentifs et solidaires vis-à-vis du Mali et de l’activité multiforme, avec la participation de la MINUSMA, en vue de pacifier, de stabiliser et de restaurer le pays, comme à l’égard de tout ce qui se fait pour contrecarrer le terrorisme et d’autres formes graves d’extrémisme pour arriver à la longue à faire du Sahel un havre de paix – objectif ultime du «G 5 Sahel». Toute action allant dans ce sense, y compris la création de la force conjointe du «G 5 Sahel», ne peut qu’être encouragée.

Le fait que avons avec nos partenaires maliens les mêmes appréciations et les mêmes visions sur les problèmes clés de l’agenda international, est un gage du développement harmonieux continu de notre coopération en politique étrangère et dans d’autres secteurs d’activité.

Je profite de cette opportunité pour souhaiter bons succès à nos collègues – diplomates maliens et du bonheur à tous les maliens en ce début de l’année nouvelle – 2018.

 

Alexey Doulian

Ambassadeur de Russie

Doyen du Corps Diplomatique

Promoteur et directeur de publication du site 30minutes.net, Il est journaliste depuis septembre 2010. Il a travaillé au premier quotidien privé du Mali, Les Echos, avant d’être rédacteur web à Afribone.com. Psychologue de formation, M. Konaté est diplômé de la formation par alternance en journalisme option : presse écrite et web de l’Ecole supérieur de journalisme de Lille (ESJ-Lille). Tel: (00223) 76 93 44 72 Mail : sory30minutes@gmail.com

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