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Soumeylou Boubèye rattrapé par l’Affaire Guo-Star dite de livraison de matériels militaires : Un désaveu pour le PM ?

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On se souvient de cette affaire qui avait défrayé la chronique en 2014, portant sur l’exécution de contrats d’achats de matériels militaires et aussi d’un aéronef appelé « Avion du Président », et dans laquelle l’actuel Premier ministre se trouvait être le ministre de la Défense, surtout accusé, à l’époque, de surfacturation.

On se souvient également de la sortie médiatique de l’ASMA-CFP, le parti de Soumeylou Boubèye Maïga qui avait rendu public un communiqué dans lequel il était mentionné «… l’ASMA-CFP note que la Cour suprême ne relève pas de surfacturation, ni ne retient de malversations, contrairement aux allégations et supputations intentionnellement distillées et entretenues… La surmédiatisation et l’instrumentalisation à des fins malveillantes, ayant conduit à la divulgation et à la déformation d’informations somme toute stratégiques, au mépris de tout devoir de réserve… ». Soumeylou a certainement su résister à la tempête à l’époque et le mercure était redescendu de lui-même, même si l’opposition continue de citer ce scandale parmi les scandales à mettre au compte du régime en place. Mais voilà que subitement l’affaire refait surface. Mais cette fois-ci, il ne s’agit pas de soupçons de malversations ou de surfacturations, mais plutôt de payement de dettes.

Rappelons que dans cette affaire de surfacturation qui avait sérieusement éclaboussé le gouvernement, un fournisseur du nom de Guo-Star avait été cité et qui, bien qu’ayant été blanchi de toutes accusations de surfacturation, puisque c’est la Cour Suprême du Mali qui en a ainsi décidé, n’en finit pas de courir derrière ses ‘’sous’’, pour avoir livré au gouvernement des matériels militaires. La société Guo-Star ayant saisi la justice vient d’avoir gain de cause. En effet, le jugement a été rendu et la Cour Suprême du Mali a condamné l’Etat malien à payer à la compagnie Guo-Star, la faramineuse somme de 25 milliards de nos francs représentant le solde de contrat qui lie la société Guo-Star à l’Etat malien. En plus du payement de ce solde de contrat, l’Etat du Mali devrait aussi payer la rondelette somme de 600 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts à la société Guo-Star. Autant dire que ce sont les contribuables maliens qui devront encore mettre la main à la poche pour payer cet argent, les décisions de la Cour Suprême étant exécutoires.

La leçon qui se dégage de cette situation, avait écrit un confrère, amène le citoyen ‘’lambda’’ malien à rire sous cape, car il se convainc que ‘’l’Affaire n’est pas claire’’  ou plutôt il n’y comprend rien. « Du coup, il se pose des questions, même s’il n’espère pas qu’on lui apporte des réponses convaincantes.

Dans cette affaire de surfacturation, le Procureur Général de la République avait été saisi par le Bureau du Vérificateur Général certainement après analyse des pièces justificatives. Si la Cour Suprême dans sa décision rejette les arguments du BVG et conclut qu’il n’y a pas eu de surfacturation, le citoyen ‘’lambda’’ se demande alors, qui du juge ou du ‘’Végal’’ est mieux placé pour déceler une surfacturation » ? Une seule certitude cependant : c’est que cette affaire tombe à un très mauvais moment, car celui qui en était le principal mis en cause s’appelle un certain Soumeylou Boubèye Maiga, aujourd’hui Tout-puissant Premier ministre ! Est-ce pour cela qu’il n’y a pas trop de bruits autour de cette affaire de payement de 25 milliards 600 millions de francs CFA à la société Guo-Star ? Affaire à suivre.

Salif Diallo

Le Matinal du 13 février 2018

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