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IBK – SOUMI ET LA PRESIDENTIELLE DE 2018: Et si le peuple optait pour le ni-ni !

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En prélude à la présidentielle de 2018, le peuple ne fait plus mystère de sa volonté d’alternance compte tenu de l’échec du candidat plébiscité en 2013. Bon nombre de voix s’élèvent désormais pour réclamer un tournant générationnel dans la gestion du pays. S’il faut être réaliste, cela suppose le ni-ni entre IBK et Soumi.

Aujourd’hui, le constat de l’échec de la démocratie malienne incombe en grande partie à la première génération de politique qui n’a pas hésité à trahir l’esprit de la révolution du 26 mars 1991. Est-il encore possible de faire du neuf avec des vieux ? Même si le CDR tente de prouver le contraire, l’expérience du président Ibrahim Boubacar KEITA suffit à répondre à cette question par la négative, car le naturel revient toujours au galop. Même si pour des raisons de moyens et de maitrise des appareils de la fraude, les vieux briscards semblent avoir une longueur d’avance sur le peuple, ce schéma apparait comme la seule porte de sortie du Mali. Une analyse profonde non complaisante du parcours de IBK et Soumi suffit à se rendre compte du bonnet blanc et blanc bonnet. Tout choix entre ces deux anciens compagnons politiques serait synonyme de poursuite de la crise politique dans notre pays. Cela interpelle le peuple qui doit désormais se considéré comme le dernier rempart. Car il est clair que ce n’est pas des alternatives crédibles qui manquent. Certains jeunes loups aux dents longues ont prouvé qu’ils pouvaient avoir pitié du peuple malien et de ses ressources. Leur émergence suppose s’affranchir des T-shirts, du thé, du sucre, du sel et des pots de vins distribués pour acheter les consciences.

Housseini Amion GUINDO, Cheick Modibo Diarra, Oumar Tatam Ly, même s’il n’est pas candidat ont suffisamment prouvé leur intégrité morale et leur maturité politique pour prétendre diriger le Mali. Un regard rétrospectif sur le parcours démocratique de notre pays révèle un fort besoin de changement. Somme-nous suffisamment mures pour ne pas succomber à l’appel de la sirène des illusionnistes politiques ? La réponse le 29 juillet prochain !

Lamine Diallo

L’Espion 

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