Menu

Me CHACKA CAMARA : Un féru des arts martiaux s’engage pour les jeunes Maliens

Partager :

En moins de 2 ans, la salle qui porte son nom « Camara’s Club » reçoit plus de 100 enfants par jour. Les tout-petits qu’il aime à former sont déjà des champions du Mali en viet vo dao et en shotokan, mais ils ont aussi amélioré leurs notes en classe. Interview.

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours dans le domaine des arts martiaux au Mali ?

Me Chacka Camara : J’ai commencé le shotokan en 1998 avec Me Bilal Diarra. De 1998 à 2012, j’ai pratiqué le viet vo dao et aujourd’hui je suis 3e dan shotokan et 2e dan viet vo dao.

 Pouvez-vous nous parler de votre salle ?

Me Camara : Ma salle s’appelle le Camara’s Club. Elle se trouve dans l’enceinte de l’école communautaire de Sogoniko. Elle a été créée mars en 2016. Cinq mois après sa création, on a participé au championnat national du Mali en vovinam viet vo dao. Et là, les enfants sont devenus les champions du Mali. Après, nous avons été qualifiés pour le championnat de Bamako 2017 avant d’être qualifiés pour le championnat d’Afrique. Les enfants sont encore devenus champions d’Afrique.

 Aujourd’hui, vous comptez combien d’enfants dans votre salle ?

Me Camara : J’ai 83 enfants. Comme nous faisons les deux disciplines : shotokan, vovinam et krav magga. En shotokan déjà, cette année, nos premiers élèves ont reçu leurs marrons mais en viet vo dao, ils sont à leur deuxième barrettes parce qu’on a commencé tardivement.

 Comment inscrit-on un enfant ?

Me Camara : Le premier critère, c’est d’être conforme aux autres enfants. Si les parents de l’enfant acceptent cette condition, il peut l’inscrire chez nous. Les frais sont de 1000 F CFA et la mensualité aussi est fixée 1000 F CFA. Il faut aussi que l’enfant s’accommode à notre devise : discipline et respect.

 En dehors des arts martiaux, est-ce que vous avez d’autres activités ?

Me Camara : Chaque mois on fait un déplacement avec les enfants pour aller au Parc national de Bamako et les autres lieux de distraction pour enfants. En plus, nous avons quelques sages avec nous qui donnent des conseils aux enfants sur les comportements.

 Depuis que vous avez commencé, qu’est-ce qui a changé ?

Me Camara : Nous remercions le bon Dieu car on a reçu beaucoup d’aide venant des parents d’élèves pour nous encourager à continuer avec ce travail. Souvent, il y a des parents qui m’appellent pour me donner 100 000 F CFA, ce qui est totalement différent de l’encadrement de leurs enfants. Et  puis, les parents viennent nous assister ici tout le temps.

Avez-vous un appel à lancer à l’endroit des autres enfants et les autorités du pays ?

Il faut qu’ils sachent que le karaté est un sport comme les autres. Il va permettre à l’enfant d’être bien encadré parce que après l’école les enfants sont perdus dans la nature mais s’ils sont inscrit dans une salle, ils seront bien encadrés et les parents savent où ils se trouvent. Le karaté est vraiment un sport d’encadrement et de l’éducation.

Propos recueillis par

Mohamed Doumbia

 

 

 

Articles Récents