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BOUBACAR SANGARE : « L’AEEM ne doit pas être dissoute, mais reformée »

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Selon le journaliste, écrivain et chercheur, Boubacar Sangaré, l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) ne peut pas être dissoute, mais doit être reformée. Il propose à la majorité silencieuse des étudiants laborieux de s’intéresser à la vie de l’association.

« La situation que traverse l’AEEM est à l’image de l’école malienne en générale mais aussi de notre société », analyse le chercheur. Selon lui, depuis plusieurs années, cette association au lieu de défendre les intérêts des élèves et étudiants, contribue à la faillite du système scolaire.

Après avoir peint un tableau sombre de la série de violences perpétrées au fil des ans par l’association et ses membres dans le milieu scolaire et universitaire, il accuse l’administration, les parents d’élèves mais aussi les étudiants.

« Il n’y pas de débat au sein de l’AEEM. Les étudiants ne s’intéressent pas à la vie de l’AEEM. A cause de son image, les plus méritants la laisse à la merci des salauds et des badauds qui n’aspirent qu’à des prébendes », dit-il. Pourtant, révèle l’écrivain, beaucoup d’étudiants ne sont plus favorables à cette forme de gestion de leur association.

Pour redorer le blason de l’AEEM, M. Sangaré incite les étudiants brillants à s’intéresser à la vie de l’association. En plus, il demande son autonomisation à travers sa démocratisation. « Désormais, les étudiants doivent eux-mêmes financer leur association qui est en réalité un syndicat. Les congrès ne doivent plus être financés par les ministères en charge de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur. Aussi, le système d’élection du comité de gestion doit être révisé, en mettant l’accent sur la formation des leaders, redéfinir les missions de l’association ; bref une grande réforme ».

Pour rappel, ce jeune écrivain malien avait déjà parlé de ce phénomène dans son livre « Etre Étudiant au Mali » où il relate la vie des étudiants dans les universités, les difficultés auxquelles ils sont confrontés : les bourses qui n’arrivent pas à temps, de même que les trousseaux, grèves interminables des enseignants et des étudiants, corruption, violences, piston, favoritisme, népotisme, etc.

Toutefois, il regrette que malgré les cycles de violences jonchées de mort d’hommes, la capacité de nuisance de cette association n’est pas prise en compte dans les grandes réformes annoncées pour rehausser le niveau de l’enseignement au Mali.

S. I. K.

30minutes.net

27 décembre 2017

 

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Promoteur et directeur de publication du site 30minutes.net, Il est journaliste depuis septembre 2010. Il a travaillé au premier quotidien privé du Mali, Les Echos, avant d’être rédacteur web à Afribone.com. Psychologue de formation, M. Konaté est diplômé de la formation par alternance en journalisme option : presse écrite et web de l’Ecole supérieur de journalisme de Lille (ESJ-Lille). Tel: (00223) 76 93 44 72 Mail : sory30minutes@gmail.com

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