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VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE: Amnesty sonne l’alerte

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Amnesty international a présenté son rapport annuel jeudi dernier à la Maison de la presse. Cette année encore, l’ONG révèle que beaucoup de femmes et de jeunes filles ont été victimes d’abus et de maltraitance à travers le monde. Malgré les textes luttant contre les Violences basées sur le genre (VBG), au Mali comme un peu partout dans le monde, le genre a souffert de martyr.

Dans le rapport d’Amnesty présenté à la presse on n’y apprend que l’année écoulée a été particulièrement sombre pour les couches marginalisées notamment les femmes, les filles, les albinos ainsi que les personnes transgenres. Ces personnes ont été violentées tant par des groupes armées que par des gouvernements à travers le monde, plus précisément en Afrique, notamment au Nigeria où des filles lycéennes ont été enlevées à Chibok, causant le mouvement mondial #BringBackOurGrils.

“Quatre-vingt-deux des lycéennes enlevées à Chibok, dans le Nord-Est du Nigeria ont été libérés en Mai. En revanche, des milliers de femmes, de filles et de jeunes hommes manquaient toujours à l’appel et subissaient des atrocités, y compris des viols », indique le rapport dans sa page 21. Pis, il démontre suffisamment les difficultés auxquelles sont confrontées les filles qui désirent aller à l’école dans certaines zones du monde et toutes les violences qu’elles subissent une fois enlevées et séquestrées. En plus, la lutte contre les stéréotypes les concernant n’a guère évolué.

« La discrimination, la marginalisation et les violences faites aux femmes et aux filles, qui souvent découlaient de traditions culturelles et qui étaient institutionnalisées par des lois injustes, se sont poursuivies dans un certain nombre de pays. Des femmes et des filles ont été victimes de viol et d’autres violences sexuelles, notamment dans le contexte de conflits et dans des pays comptant un grand nombre de réfugiés et de personnes déplacées », précise le rapport.

A ce menu sombre s’ajoute les conflits armés facteurs qui aggravent la condition des femmes. En tant de conflit, elles deviennent vulnérables et des “proies faciles”. Selon Amnesty, beaucoup de femmes et de jeunes filles subissent toujours préjudices et discriminations surtout par rapport au respect des textes les protégeant. Le rapport révèle qu’au Burkina Faso le taux de mutilations génitales féminines a diminué. “Ces pratiques pourtant interdites par la loi n’en demeurent pas moins répandues”.

En termes de droit à l’avortement, Amnesty international déplore le fait que plusieurs pays refusent d’octroyer ce droit à des femmes, notamment victimes de viol surtout au Libéria. “Ce manque de cadre légale permettant de procéder à l’interruption volontaire d’une grossesse poussent les filles à aller le faire de façon clandestine, causant des complications qui aboutissent souvent à la mort”. Et le rapport d’ajouter que la situation des personnes Albinos est critique au Malawi et au Mozambique où elles sont souvent victimes de crimes rituels. Malgré l’indignation qu’ont suscitée ces actes, les autorités sur place n’ont guère réagi.

Par ailleurs, au Mali, le rapport indique que  douze femmes ont été flagellées à Mopti et une dizaine d’autres rouées de coups en assistant à un mariage.

Par ailleurs, Amnesty soutient les mesures de restrictions de liberté instauré dans certaines zones du Mali notamment au centre et au nord par le gouvernement. Ces mesures entrent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Aliou Diallo

30minutes.net

28 février 2018

 

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