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PRIX DES DENREES DE PREMIERE NECESSITE A LA VEILLE DE RAMADAN : La foi à l’épreuve de l’appât du gain facile…

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A quelques jours du mois béni de ramadan, les prix des denrées alimentaires connaissent une stabilité relative. Du moins, c’est le constat dans différents marchés du district. Toutefois, les défenseurs des consommateurs appellent à la prudence pour ne pas inciter à la spéculation des prix.

 

Dans 24 ou 48 h, nous entrerons de plain-pied dans le mois béni de ramadan, un moment de forte consommation de certains produits comme le riz, le mil, le sucre, le lait, l’huile, la pomme de terre,  l’échalote, le poisson, la viande, etc. Généralement, à l’approche du jeûne, leurs prix prennent l’ascenseur. Pour l’heure, on observe une relative stabilité, aux dires de certains acteurs des marchés.

Pour s’en convaincre, nous avons fait un tour dans les marchés de Daoudabougou en Commune V,  Magnambougou en Commune VI et Hamdallaye en Commune IV. Dans ces localités, les produits alimentaires  ne connaissent pas de hausse  pour le moment. Une atmosphère bon enfant prévaut entre vendeurs et acheteurs.

Premier constat : c’est l’abondance des denrées alimentaires.  Les marchés parcourus sont approvisionnés en ces  produits. Pas d’inquiétude par rapport à l’offre, assurent les commerçants.   L’optimisme est  de mise sur les stocks disponibles, ce qui rassure. A ce propos, les acteurs se prononcent. Il s’agit des défenseurs des droits des consommateurs, ménagères, vendeurs, leaders d’opinion.

Abdoulaye Touré, vendeur de céréales  au marché de Daoudabougou en Commune V, confirme l’existence de stocks suffisants. « Nous disposons des céréales en quantité suffisante pour le mois de ramadan. Les stocks en notre disposition l’attestent à suffisance. Les prix sont stables pour le moment ». Une hausse est-elle à écarter ? « Nous ne maîtrisons pas ce côté qui relève des distributeurs. Ils décident à leur niveau des mesures qui s’imposent en la matière », répond M. Touré.

Bintou Diarra, ménagère à Daoudabougou, reconnaît que « pour le moment, nous ménagères, ne nous plaignions pas sur le prix des denrées. Non seulement les produits sont en abondance mais aussi stables sur  les marchés. Que ce soit le riz, le mil, l’huile, le sucre, le lait, etc. Les prix n’ont connu  aucune hausse. La seule fausse note est au niveau de l’échalote dont le prix connait une légère montée. De 200 F CFA le kg, on est à 300 F CFA aujourd’hui. Quant au mil et riz, le kilo est cédé à 250 F CFA pour le mil et 400 F le riz ‘gambiaka’. Ces prix  sont maintenus jusque-là.  Notre souhait est le maintien des prix à ce niveau afin de permettre aux fidèles de passer en beauté le mois béni« .

Hawa Kéita, vendeuse de condiments au marché de Magnambougou, confirme. « Nous ne connaissons pas de hausse pour le moment. Les clientes peuvent l’attester sur le marché. Nous n’avons aucun intérêt à rendre la vie dure aux consommateurs que nous sommes. Il revient aux autorités à veiller sur le prix, car les spéculateurs profitent de l’absence d’autorité ».

Moussa Moro est boucher au marché de Magnambougou. Il se prononce sur le prix de la viande qui, selon lui,  ne  connait pas  de hausse pour le moment. Le kilo de viande avec os est vendu à 2250 F CFA contre 2500 F CFA pour la viande sans os. Ce prix est observé partout dans les marchés. Pas de spéculation pour le moment. « J’ose  croire que ce prix sera maintenu pour le bonheur des consommateurs dans la mesure où vendeurs de bétail et syndicat de boucher sont en bons termes »,  renchérit.

Le kilo de pomme de terre est vendu à 300 F CFA contre 200 F CFA il y a peu. L’échalote est vendue entre 175 F CFA et 300 F CFA, selon les types. Là, les prix différent d’un marché à un autre et d’un vendeur à un autre.

Les pousse-poussiers vendent à un prix élevé différent de celui des magasins. Ce produit local très prisé connait le libéralisme total. Autrement dit, son prix de vente échappe à la commission régulation des prix, car tout le monde se base sur l’appellation produit local.

Si le ramadan est une période de forte consommation, on  ne devrait pas consommer n’importe comment. Sur ce sujet, l’avis des  nutritionnistes est éclairé.

Fatoumata Traoré

 

Encadré

Un imam et un défenseur des consommateurs se prononcent

Pour Idrissa Diarra, imam de la mosquée du Centre culturel d’Hamdallaye, « l’islam proscrit la hausse de prix pendant le mois de ramadan. Ceux qui le font sont en porte-à-faux avec la religion révélée du Prophète Muhammad ».

Abdoul Wahab Diakité, 1er vice-président de l’Association des consommateurs du Mali (Ascoma), membre de la commission nationale des prix, paraît inquiet : « Le prix des denrées alimentaires connait une relative  stabilité, mais la prudence doit être de mise. Car, les spéculateurs sont imprévisibles. Ils pourraient profiter du libéralisme pour spéculer sur le prix. Cependant,  nous  attirons l’attention des autorités sur la hausse de prix des produits locaux. Il s’agit de la pomme de terre, du citron, de l’échalote ».

  1. T.

Le Focus du 15 mai 2018 

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