Le Musée des Armées de Bamako a reçu le mardi 16 mai 2023 les étudiants en journalisme et communication de l’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest-Unité Universitaire à Bamako (UCAO-UUBa). Au nombre d’une trentaine d’étudiants, cette visite rentre dans le cadre de leur formation universitaire.
A leur arrivée, les étudiants ont été accueillis par le directeur du Musée et quelques agents pour les mots de bienvenue. La visite a été une expérience de plus pour ces étudiants, car ils ont fait de belles découvertes à travers un exposé du directeur artistique du musée, le capitaine Moussa Traoré, sur l’histoire profonde des forces armées maliennes.
Il a d’abord rappelé que le musée des armées a été créé en 2005 par le feu Colonel Major Sega Sissoko avec l’appui de l’ancien président feu Amadou Toumani Touré. « L’objectif de la création de ce musée militaire était d’insuffler les valeurs patriotiques héritées de nos devanciers militaires aux futures générations », a-t-il affirmé.
Après avoir expliqué l’histoire de la création du Musée des armées, le capitaine Traoré a donné un aperçu sur l’histoire des Donso (chasseurs) qui, à l’en croire, furent les premiers militaires des trois empires qu’a connus le Mali. Ces chasseurs, dit-il, vivaient au sein d’une organisation bien structurée comme l’armée actuelle qui s’appelait la confrérie des chasseurs. L’adhésion à cette confrérie était soumise à l’initiation et les chausseurs occupaient des fonctions de protection et de nutrition de la population. « Ils étaient aussi des guérisseurs », ajoute le capitaine Traoré. Leur appellation variait en fonction des localités. « A Ségou, les combattants de Biton Coulibaly étaient appelés les « Tondjon » et ceux d’Elhadji Oumar Tall étaient des « Sofa ». Cette confrérie est représentée dans le musée de l’armée à travers des statues. Le maître de la confrérie est appelé le simbo et fait allusion au général dans l’armée. Lorsqu’il vieillit, il prend le nom de Soma et occupe la troisième fonction de la confrérie qui est la médecine. Le soma veut dire » Vieux chausseur à la retraite », indique Capitaine Traoré. Il a conclu cette première thématique en disant que la confrérie des chasseurs était hiérarchisée et les cauris sur leur tenue déterminent cette hiérarchie.
La deuxième thématique a porté sur l’histoire des administrateurs coloniaux. Le Capitaine Moussa Traoré a rappelé aux étudiants de l’Ucao-UUBa que huit figures coloniales se sont faites illustre dans l’histoire du Mandé en posant des actes ou en subissant des actes. La première figure représentée dans le Musée des armées est Louis Faidherbe. Selon le capitaine, Faidherbe fut le premier à venir au Mali pour la conquête, trouvant que nos ancêtres avaient de bonnes techniques pour sécuriser les trois empires qu’ils ont bâtis, le colon, a son arrivé, a commencé par construire en 1855 un fort dans la première région, Kayes, connu sous le nom d’où du fort de Médine. Après lui d’autres colons occupent le terrain comme Louis Archinard qui a son monument adossé au fleuve Niger de Ségou. A l’en croire, la grande Marie de Bamako est implantée au sein d’un fort construit par un colon en 1875. Cette information a beaucoup surpris les étudiants.
Il a terminé avec l’âge de la « force noire ». Une époque mémorial qui témoigne de la bravoure de l’homme noire et comment nos aïeux se sont battus pour sauver le pays des mains des colonisateurs.
Le Musée des Armées, en dehors des statues, des figurines et des drapeaux, a donné l’occasion aux étudiants de découvrir d’anciennes armes de combat et les équipements militaires, notamment des chars et des hélicoptères de l’armée malienne.
Après la découverte de ce lieu historique, les étudiants ne cachent pas leur satisfaction. C’est le cas de Kadiatou Camara, étudiante en master : « je suis très satisfaite de la visite d’aujourd’hui au sein du musée des armées. Elle nous a permis d’avoir des idées plus claires sur l’histoire profonde de notre pays. Ces genres d’occasions devraient se multiplier afin de semer en nous l’amour de la patrie. Nous avons eu une occasion inédite de suivre un exposé bien structuré et détaillé sur les devanciers, et savoir comment il y a eu des hommes qui se sont sacrifiés pour sauver ce pays. Nous sommes satisfaits et fiers de notre histoire ».
Fatou Sissoko, stagiaire










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