Depuis samedi 24 juillet 2021, le Mali est la capitale sous régionale du Nihon Tai Jitsu. A l’occasion d’un stage international, des centaines de pratiquants du Mali et des pays de l’Afrique de l’Ouest se familiarisent avec les techniques de cette discipline riche et variée sous la direction de deux experts internationaux. Il s’agit de Me Adadé Améwu Kpodar du Burkina Faso et Me Maurice Ndri de la Côte d’Ivoire.

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends». Fort de cette citation de Benjamin Franklin, Me Gaoussou Sidibé, représentant officiel du Nihon Tai Jitsu au Mali, a mobilisé ses partenaires internationaux pour venir animer un stage au Mali. Plus qu’une simple rencontre, ce stage a d’abord pour objectif d’amener au Mali des experts reconnus sur le plan international pour impliquer davantage les pratiquants maliens dans le développement de cette discipline dans le pays. Un objectif largement atteint avec la participation effective d’une centaine de ceintures noires de différentes disciplines martiales (karaté, Vovinam Viet vo dao, self défense, judo, taekwondo, sambo, etc). 

Les participants sont venus du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Bénin, du Mali et du Burkina Faso. Durant deux jours, ils ont appris les différentes techniques de base de la discipline, mais surtout la philosophie et les valeurs du Nihon Tai Jitsu. 

Le Nihon Tai Jitsu, une discipline complète

Art de combat d’inspiration japonaise mais de conception occidentale, le Nihon Tai Jitsu qui signifie en japonais « techniques de corps » est en fait une méthode moderne de défense personnelle. Selon le site officiel de la discipline, il ne s’agit pas de l’addition de judo, aïkido et karaté mais d’une discipline basée sur les attaques telles qu’elles pourraient se produire dans la vie courante.

« Nous retrouvons bien sûr des mouvements des arts martiaux traditionnels (frappes, luxations, strangulations et projections), mais ces mouvements ont subi des transformations pour les adapter à la défense proprement dite. De plus, sur le plan pédagogique, la méthode mise au point par des professeurs d’arts martiaux doublés d’enseignants d’éducation physique est très progressive », indique le site.

Les techniques sont classées de manière judicieuse et facile à suivre, elles peuvent être pratiquées par tous, et n’incluent pas de chutes violentes. « N’oublions jamais que le Nihon Tai Jitsu est un ensemble de techniques de défense personnelle et non un moyen d’attaque. La défense se fait à mains nues, contre un ou plusieurs adversaires, armés ou non », peut-on lire sur le site.

C’est donc une méthode française de self défense dans laquelle on envisage que la vie du pratiquant peut être mise en danger. Il faut donc en un minimum de temps et d’effort, obtenir un maximum d’efficacité avec le moins de risques possible. A noter que le Nihon Tai Jitsu était aussi appelé autrefois au Japon « Koshi no mawari », la partie projections et luxations portait le nom de « Ju-Ho» (méthode de la souplesse).

Au Mali, c’est grâce aux efforts et l’engagement de Me Gaoussou Sidibé que la discipline a vu le jour. 

A.K.K

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