Le président namibien, Hage Geingob, est décédé tôt dimanche 4 février,  à l’âge de 82 ans à l’hôpital à Windhoek où il était soigné après la découverte de cellules cancéreuses.

Hage Geingob avait déjà connu des problèmes de santé  avant son arrivée au pouvoir. En 2013, il avait été opéré du cerveau. L’an dernier, il avait également été opéré de l’aorte en Afrique du Sud, pays voisin de la Namibie.

Elu en 2014 puis réélu fin 2019, M. Geingob avait précédemment été Premier ministre pendant 12 ans, un record de longévité en Namibie, pays semi-désertique d’Afrique australe qui fut l’un des derniers Etats du continent à accéder à l’indépendance en 1990.

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Défenseur des droits civiques et ardent opposant au régime d’apartheid, Hage Gottfried Geingob  s’est  lancé dans le militantisme dès son plus jeune âge, réclamant la fin du régime d’apartheid de l’Afrique du Sud qui gouverne alors le territoire namibien, avant de s’exiler pendant près de trois décennies. Aux États-Unis, il promeut ardemment l’indépendance de la Namibie et représente aux Nations unies et dans les Amériques le mouvement de libération locale, le SWAPO – l’actuel parti au pouvoir. En 1989, il revient en Namibie, un an avant l’accession de son pays à l’indépendance et sa première nomination en tant que Premier ministre.

Ainsi, à travers cette disparition, la nation namibienne et au-delà,  des défenseurs des droits civiques  de par le monde   ont  perdu une icône de la lutte pour la libération. Et  selon Nangolo Mbumba, le nouveau chef de l’État par intérim, jusqu’alors vice-président, il laissera  « un héritage de dévouement à la cause de l’indépendance et de la justice ».

Plusieurs dirigeants africains et occidentaux ont salué la mémoire d’un dirigeant visionnaire qui croyait en une Afrique unifiée. L’ambition qu’il nourrissait pour le développement de l’Afrique le conduira tout au long de son règne à s’ouvrir à tous les dirigeants, opérateurs économiques et autres porteurs de projets pour le continent.

L’expert en développement rural Mohamed Kagnassy qui l’a côtoyé, lors d’une visite à Windhoek, capitale de la Namibie, en compagnie du président Alpha Condé, a rendu un vibrant hommage à ce combattant de la liberté. « Nous avons appris avec beaucoup de regrets le décès  de son Excellence  Hage Geingob, président de la Namibie.  Toutes mes condoléances à sa famille et à tout le peuple  namibien. Je garde un bon souvenir de l’homme » a-t-il déclaré.

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