Le Bureau national catholique de l’enfance (BNCE) du Mali organisait le 13 juin en son siège une présentation du programme Enfance sans Barrières II (EsB II) dont le but est de développer les alternatives à l’emprisonnement pour les jeunes délinquants. L’occasion de sensibiliser les journalistes à cette cause.

De 2012 à 2015, le BNCE avait lancé le programme EsB I dans le but de trouver des sanctions autres que la prison pour les enfants en conflit avec la loi (ECL). C’est dans cette continuité que le programme EsB II a été développé de 2016 à 2019 afin de faciliter la réinsertion de ces jeunes. Ainsi, ce sont 240 enfants qui profitent aujourd’hui des services de le BNCE à travers ses quatre centres.

Plusieurs axes composent ce programme, comme la vulgarisation des textes de loi, l’accompagnement juridique et psychologique, mais aussi l’insertion professionnelle et familiale. En effet, les enfants sans famille sont plus susceptibles d’être emprisonnés car n’ayant personne pour s’occuper d’eux. Le BNCE a donc également pour objectif de renouer des liens entre les enfants et leurs proches.

Si certaines lois ont pour but de protéger ces enfants, le BNCE veille à ce qu’elles soient respectées. « Si l’on ne respecte pas les droits fondamentaux de ces enfants, alors ils sont aussi des victimes », a déclaré Moussa Bagayoko, chargé de programme. C’est notamment dans ce cadre qu’elle organise des formations pour les journalistes. En les sensibilisant à cette cause, elle veille à ce que l’image de ces jeunes ne soit pas détériorée par la couverture médiatique, leur permettant alors une réinsertion socio-professionnelle plus facile.

Alors que le programme EsB II touche à sa fin, les actions de le BNCE devraient être prolongée jusqu’en 2021 et pourraient déboucher sur un programme EsB III.

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