Le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Ibrahim Boubacar Keïta, a donné en milieu de journée du jeudi 4 février 2019, le premier coup de lame qui consacre le lancement officiel des travaux de construction d’un échangeur, d’un viaduc et de l’aménagement de 10 kilomètres de voiries urbaines dans la ville de Sikasso. 

Le nouveau joyau est le fruit de la coopération entre le Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD). Son coût global est estimé à 31, 595 milliards de nos francs, financé par la BOAD et le budget national.

Le président de la République tenant ainsi une promesse faite aux Sikassois, s’est exprimé devant la presse : « Mon sentiment est à l’image de celui qui vous anime tous ici et de ce qui anime aujourd’hui tous les maliens. Après ces journées de grande amertume nationale deux fois en raison de l’horreur que nous avons vécue, il y’a que le pays avance, le pays doit continuer d’avancer, le pays doit continuer de se construire, le pays doit continuer de répondre aux aspirations de ses enfants où qu’ils se trouvent, où qu’ils soient. Aujourd’hui, venir à Sikasso pour le premier coup de lame d’un ouvrage aussi attendu qu’est un échangeur pouvant faciliter l’entrée à Sikasso et aussi au contournement de la ville pour réduire autant que faire se pourra la mortalité due aux véhicules, aux accidents de la route, est un jour de bonheur pour nous, un jour d’espérance renouvelée. Nous l’avions entendue cette grande attente, nous avions promis d’y réfléchir et d’en chercher les voies de réalisation. Fort heureusement la BOAD nous a entendus, c’est le lieu de rendre hommage à la grande fraternité, à la compréhension, à la compétence de notre frère le président de la BOAD, Christian Adoveland, qui a pris ce projet comme une priorité malienne, y a fait droit. Et cela est survenu à un temps où nous sommes dans un projet tri-national qui nous verra à côté de nos frères du Burkina et de Côte d’Ivoire dans le Sikobo (Sikasso -Korogho-Bobo), régions de vieilles cultures, historiques et d’agriculture prospère, d’agro-industrie dans le futur qui a déjà débuté, qui est donc une plateforme naturelle et qui demain serait un hub sous régional au bénéfice de toutes les économies locales et régionales ; un grand facteur d’intégration. L’ouvrage qui a été lancé aujourd’hui remplira beaucoup de fonctions, sera multifonctionnel, et c’est un bonheur pour nous de l’avoir fait. Il y’a également, nous l’avons entendue malgré sa voix qu’il a voulue modeste, mais nous avons entendu la forte interpellation de Monsieur le Maire de Sikasso, Professeur Kalifa Sanogo dont nous nous souvenons qu’il fut directeur de l’Institut Polytechnique Rural de Katibougou. Et, il est en cela dans la veine de ses aînés N’Golo Traoré et Fagnanama Koné, et Madou Fatogoma, tous de Sikasso et qui ont rendu d’éminents services à notre pays, et ont été de grands chercheurs dans le domaine agricole. Cette demande d’université sera elle aussi examinée par les voies appropriées pour que nous voyons dans quelles conditions et de quelle façon nous pourrions également y faire droit, mais c’est de droit. Voilà tout ce bonheur aujourd’hui qui nous réunit ici à Sikasso » . 

Le Chef de l’Etat en a profité pour rassurer une nouvelle fois de la totale combativité de nos Forces maliennes sur le terrain: « certains depuis quelques jours allègrement jettent le bébé avec l’eau du bain, non ! ces forces ne dorment pas, ces forces sont en alerte permanente, qui ont réussi ce matin en son aurore à déjouer une attaque perfide contre le village de Tegourou, à quelque 15 kilomètres de Bandiagara. L’arrivée de l’hélicoptère et des éléments terrestres de Sevaré les a mis en déroute. Voilà l’armée malienne, et inshallah cela va continuer. Il reste que nous sommes dans un monde aujourd’hui dont nul ne peut dire qu’en quel lieu il soit un monde de sécurité parfaite, nul ne peut le dire, nul, de bonne foi ne peut le dire. Des Armées plus puissantes des pays mieux équipés que le nôtre, ont subi ce coup d’une guerre atypique imposée à nos peuples, imposée aux peuples du monde. Je l’ai déjà dit, une guerre d’intégristes, une guerre d’enfants du Prophète, une guerre menée au nom de l’obscure, une guerre où la mort n’est pas un accident, où la mort n’est même pas un fait recherché pour être un héros comme dans l’antiquité, mais la mort le but ultime quand ça c’est le cas, l’homme est désemparé, les valeurs humaines ne sont plus interpellées. Voilà dans quel monde nous sommes aujourd’hui. En dépit de cela nos éléments tentent, et font de leurs mieux, faisons-leur des bénédictions, supportons-les, tel est le devoir et tel devrait être le devoir aujourd’hui de tout citoyen qui a un souci réel et vrai du Mali « , a insisté le président de la République. 

La Cellule de Communication et des Relations Publiques de la Présidence de la République du Mali

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