La célébration de la fête de l’armée, hier 20 janvier, était une occasion pour tester notre outil de défense. L’armée malienne d’aujourd’hui est-elle en mesure de défendre le pays ? Quel a été le bilan de la guerre de 2012 ? Quelles ont été ses répercussions sur la troupe ? Autant de questions que les citoyens se posent  au quotidien pour s’assurer que les FAMa peuvent toujours honorer leurs missions régaliennes.

Les contribuables maliens veulent également savoir quelles sont les retombées de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM) qui continue d’engloutir de milliards de nos francs. Autre interrogation légitime : c’est la destination des sous issus de la large contribution des Maliens pour soutenir l’armée à la suite de la crise.

De la transparence, nos compatriotes en réclament, puisqu’un  rapport du Bureau du Vérificateur général fait cas des détournements dans l’achat des matériels militaires. Depuis la publication de ce rapport, aucune enquête n’a été ouverte pour situer les responsabilités.

La célébration rappelle sans nul doute l’urgence d’une véritable réconciliation au sein de l’armée dans la mesure où récemment, les familles de bérets rouges disparus réclament justice. Le besoin de justice et d’égalité de traitement est un impératif dans la Grande muette, notamment en termes de grades et d’avantages.

Certes, des efforts ont été consentis dans l’amélioration des conditions de vie et de travail du soldat, mais il est important de mettre  l’armée hors du champ politique. Bonne fête aux vaillants militaires et vive l’armée malienne !

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 21 janvier 2019

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