Si certains cheminots parviennent à supporter la grève de la faim, entamée mercredi par le Sytrail, ce n’est pas le cas pour d’autres. Samedi dernier, quatre grévistes ont été évacués aux urgences.

Le Syndicat des travailleurs du rail (Sytrail) réclame 9 mois d’arriérés de salaire des cheminots depuis plusieurs jours. Raison pour laquelle, la grève de faim a été lancée le mercredi dernier. Cette grève de la faim qui demande beaucoup de sacrifices en soi, a été un véritable problème pour certains cheminots. Pour cause, leur état de santé. Selon le secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs du rail, Djiby Kéita, la santé de certains cheminots s’est détériorée ces derniers jours.

Ils sont au nombre de quatre à être évacuésvers les services sanitaires. Pour Djiby Kéita, ils ne pouvaient pas tenir, parce que leurs conditions de santé ne leur permettaient pas. « Après l’hôpital, nous leur avons dit de rentrer chez eux », a-t-il martelé.

Malgré cette situation, les syndicalistes ne comptent plus faire machine arrière. Ils réclament le paiement intégral des 9 mois d’arriérés de salaire. Ils rejettent aussi la proposition du département de tutelle de payer deux mois de salaires sur les 9 mois d’arriérés. Déterminés, ils dénoncent l’indifférence du gouvernement face aux problèmes réels des cheminots.

Selon le secrétaire général adjoint du Syndicat des travailleurs du rail, depuis le début de cette grève de la faim, aucun service de l’Etat n’a approché les cheminots pour tenter une quelconque médiation.

 Zié Mamadou Koné

L’Indicateur du renouveau du 26 décembre 2018

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