Le parti Convergence pour le développement du Mali (Codem) a tenu sa rentrée politique, en grande pompe dans la Capitale du Miankala : Koutiala. La rencontre, très attendue, a réuni toutes les 32 sous-sections du cercle de Koutiala autour du 1er vice-président, Mahamoudou Konaké. Elle a été l’occasion d’informer les militants locaux sur la vie du parti.

Trente-deux conseillers communaux, un maire et plusieurs maires adjoints : à Koutiala, la Codem figure sur la short-liste des formations politiques qui comptent. Malgré les multiples difficultés auxquels ses militants sont confrontés dans la zone, elle parvient à tirer son épingle du jeu en faisant pratiquement jeu égal avec les « grandes » formations politiques qui revendiquent plus de moyens.

Le dimanche 27 janvier 2019, le 1er vice-président du parti, Mahamoudou Konaké, à la tête d’une forte délégation composée des membres du bureau politique national, s’est entretenu avec les militants. Les échanges ont porté sur la vie du parti de la Quenouille à Koutiala et les grandes orientations politiques du BPN notamment sur la prorogation du mandat des députés, la réorganisation administrative et la révision constitutionnelle.

Sans détour, le président Konaké a expliqué que la Codem est pour la dissolution de l’Assemblée nationale et une large consultation de la population sur la réorganisation administrative et la révision constitutionnelle.

« Nous sommes dans un pays de démocratie et non de dictature. Pour un redécoupage légitime et réussi, il faut obligatoirement consulter la base. Aussi, il est important de bien organiser le processus de révision de la Constitution. Les aspirations profondes du peuple devront être prises en compte. C’est pourquoi, la Codem dit non à ces décisions », a-t-il ajouté. Ce qui a motivé, selon lui, le parti à aller en coalition avec plusieurs formations politiques et organisations de la société civile. Il s’agit de la Cofop qui regroupe le parti Yéléma, le parti Sadi de Dr. Oumar Mariko et le Mouvement du Chérif de Nioro, etc.

« Nous savons que la situation a été difficile chez vous. Nous avons eu échos de tout cela, mais sachez que notre parti se porte bien grâce à vous, votre engagement à tenir le flambeau sans intérêt personnel et souvent à votre désavantage », a reconnu M. Konaké, promettant la disponibilité du bureau national à soutenir davantage la section.

Les secrétaires généraux des sous-sections de Koutiala ont salué cette démarche du bureau politique national qui, ont-ils affirmé, « est un cadre propice pour maintenir la confiance entre la base et le sommet ». Selon le secrétaire général de la section, le maire de Poungnana, Dramane Konimba Goïta, à Koutiala, les militants de la Codem ont surtout besoin d’un « léger coup de pouce » financier afin de classer le parti au premier plan dans la région.

« Grâce à notre force, nous avions obtenu l’alliance de l’Adéma, du RPM et de l’URD au cours des législatives avortées. Cela est un signe. Notre parti se porte bien ici. Mais nous voulons faire plus, c’est pourquoi nous demandons plus de moyens », a-t-il sollicité.

Sory I. Konaté

30minutes.net

28 janvier 2019

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