En prélude au meeting qu’il s’apprête à tenir le dimanche prochain au stade du 26 mars, le président du Haut conseil islamique du Mali a animé hier mardi un point de presse, histoire de mettre les points sur les «  i« . « C’est une journée de bénédiction. Ça sera aussi une journée d’interpellation et de vérité à l’endroit des tenants actuels du gouvernail de notre pays«  a précisé l’imam Dicko.

Pour couper court à certains commentaires sur les raisons du meeting qu’il doit tenir le 10 février au stade du 26 mars, l’imam Dicko s’est prêté hier mardi dans sa mosquée à Badalabougou à un exercice de clarification à la faveur d’un point de presse. « C’est une journée de bénédiction. C’est aussi une journée de vérité et d’interpellation à l’endroit de ceux qui ont aujourd’hui le gouvernail de notre pays. Pas une journée de colère » a relevé le président du Haut conseil islamique.

Et l’imam Dicko de préciser qu’il ne s’agit pas pour eux de se rassembler le dimanche prochain pour faire le procès de qui que ce soit. « Si on fait le procès de quelqu’un, ça veut dire qu’on fait notre procès, puisque nous sommes tous les mêmes. Nous sommes tous interpellés. Nous devrons nous parler »,  insistera-t-il. 

Pour Mahmoud Dicko, il s’agit plutôt de créer une tribune afin de permettre aux maliens de se regarder les yeux dans les yeux,  pour se parler, chercher des solutions pour le retour de la paix au Mali. « Nous voulons rassurer tous et un chacun que nous ne pouvons pas mettre ce pays à feu et à cendre. Nous ne devons pas non plus attendre que les autres viennent nous donner la solution. Non ! Le Mali est assez grand pour ça », s’exclamera-t-il.

Et l’imam Dicko de conclure que ce meeting qui se veut spirituel, de bénédiction et de pardon sera placé sous le haut parrainage du chérif Bouyé Haïdara. 

Oumar B. Sidibé

L’Indicateur du Renouveau du 6 février 2019

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