Après trois mois de tension, le Mali a décidé à titre humanitaire de libérer trois soldats (femmes) parmi les 49 militaires ivoiriens détenus à Bamako. Le pouvoir sur place en Côte d’Ivoire reconnaît ses erreurs et manquements dans cette affaire.

C’est à Lomé au Togo que l’annonce a été faite lors d’un point de presse en présence des trois acteurs clé dans cette affaire. 

A titre humanitaire mais vu aussi l’implication des leaders religieux et coutumiers des deux pays, les autorités maliennes ont décidé de libérer trois soldats parmi les 49 militaires ivoiriens arrêtés à Bamako il y a 6 mois. Les militaires libérés sont toutes des femmes. Un geste qui permettra la poursuite des négociations pour la libération des 46 restants. Déjà la Côte d’Ivoire reconnaît des manquements et incompréhensions qui sont à l’origine de cette tension diplomatique entre Abidjan et Bamako. « La Côte d’Ivoire déplore que des manquements et des incompréhensions aient été à l’origine de cet évènement fortement regrettable. Afin d’aplanir les divergences existantes et de contribuer ainsi à la préservation de la paix et la stabilité dans la sous-région, la RCI s’engage à poursuivre de manière transparente et constructive avec le Mali, les échanges et les discussions sur tous les sujets d’intérêt commun », a affirmé Fidèle Sarasoro, le directeur de cabinet d’Alassane Ouattara lors d’une conférence de presse à Lomé.

Depuis le début des négociations, le Mali a posé deux conditions préalables pour la libération de ces 49 militaires à savoir que la Côte d’Ivoire s’exprime officiellement des « regrets » dans cette affaire mais aussi que les autorités ivoiriennes mettent à la disposition du Mali tous les ressortissants maliens (des ex-dignitaires soupçonnés dans diverses affaires) qui vivent en Côte d’Ivoire recherchés par la justice malienne. Maintenant que la Côté d’Ivoire reconnaît ses erreurs, la question qui se pose est de savoir si le Président Alassane Ouattara va accepter de mettre à la disposition de Bamako les ressortissants Maliens réclamés par la justice. C’est toute la question.

Ousmane Mahamane

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