Ce vendredi 24 janvier 2020, au Boulevard de l’Indépendance, la Plateforme « Kalanko Dron », appelle à une grande marche afin de trouver une solution à la crise scolaire au Mali. Cet appel a été lancé par les responsables de la plateforme mercredi dernier, à la Maison de la Presse.

La Plateforme « Kalanko Dron » (l’éducation comme priorité) s’inscrit dans une médiation pacifique entre les enseignants et le gouvernement. « Nous ne cherchons pas le tort et la raison dans cette crise, tout ce que nous voulons, c’est le retour des enfants à l’école », a expliqué la coordinatrice nationale de la plateforme, Mme Berthé Kadidiatou Diarra.

Pour les responsables de la plateforme « Kalanko Dron », la longue absence des enfants des cours, aura un impact négatif sur leur niveau. Le secrétaire administratif Issiaka Thiam a rappelé que la même longue absence a été remarquée l’an passé et le gouvernement a été obligé d’avoir un programme accéléré pour pouvoir boucler l’année. Pour M. Thiam, cette alternative n’est pas très bénéfique pour le niveau des enfants.

Pour éviter le même sort scolaire que l’année 218-2019, Kadidiatou Diarra et ses collègues appellent à un vaste mouvement ce vendredi 24 janvier sur le Boulevard de l’indépendance, pour supplier les enseignants à reprendre les cours en attendant une issue heureuse aux revendications. Elle ne reste pas bras-ballant, la Plateforme promet de suppléer les enseignants dans leurs revendications en utilisant tous les moyens légaux (marches, sit-in et autres). La plateforme estime que les enseignants sont dans leurs droits en revendiquant l’application de l’article 39 et invite le gouvernement à satisfaire ce dû.

A propos du recrutement de 15 000 enseignants suppléants les grévistes avant une issue avec le gouvernement, alternative attribuée au Premier ministre, la Plateforme s’y oppose et invite à une autre formule plus réconciliante et qui permettra aux enseignants de rentrer le plus tôt possible dans les classes. « Tous ceux qui sont intéressés par l’avenir de l’école malienne, retrouvons nous aujourd’hui après la prière pour demander la rentrée des classes en attendant une solution à la crise », a lancé la coordinatrice nationale, Berthé Kadidiatou Diarra.

Koureichy Cissé

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