La Cellule nationale de  traitement des informations financières (Centif) en partenariat avec l’ONG Think Peace organise un atelier de formation des enquêteurs de la police nationale sur la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. La cérémonie d’ouverture de l’atelier a été présidée par le ministre de la Sécurité hier lundi à l’hôtel Millénium de Bamako et la formation se poursuivra jusqu’au 25 juin.

Un atelier de formation des fonctionnaires de la police nationale se tient du 21 au 25 juin à l’hôtel Millenium de Bamako, mise en place par le Think Peace en partenariat avec la Centif.

L’objectif de la formation est de contribuer au renforcement des capacités des enquêteurs de la police nationale en matière de prévention et de lutte contre le blanchiment de capitaux, financement du terrorisme et financement de la prolifération des armes de destruction massive. Mais aussi et surtout de permettre aux participants d’acquérir les connaissances de base sur la problématique conceptuelle et légale de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, de maitriser les techniques spéciales d’enquête dans le cadre d’une stratégie adaptée à la lutte contre les circuits financiers clandestins des organisations criminelles et terroristes et enfin de pouvoir diriger les enquêtes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme.

Le directeur général de la police nationale dans son intervention, a souligné qu’il faut tarir l’approvisionnement des sources, couper les vivres aux terroristes et à ceux qui les financent.

Cela est un travail de longue haleine qui nécessite une formation rigoureuse des enquêteurs. Mes responsabilités sont d’une valeur sûre car j’ai beaucoup appris auprès de l’ancien président de la Centif.

Le président de la Centif, Mahamar Haïdara, après avoir rendu un vibrant hommage à feu Marimpa Samoura, ancien président de la Centif, a tenu à préciser que cette formation est une continuité de ses efforts et qu’il espère qu’elle va permettre aux 40 fonctionnaires de la police nationale d’acquérir de nouvelles expériences et connaissances mais également de nouvelles techniques d’enquête pour mieux réussir leur mission.

Plus loin, il dit : « J’ose espérer que cette jeunesse qui sera formée pourra jouer un rôle important dans la libre circulation des biens et des capitaux ».

« Il est important que les acteurs soient formés et mieux outillés quant aux réalités du terrain », confie le représentant et coordinateur de l’ONG  Think Peace.

Il a ajouté que l’ONG think peace est implantée au Mali, au Burkina Faso et au Niger et qu’au Mali, elle intervient dans 102 communes et 10 régions.

 « C’est suite à des échanges avec l’ancien président de la Centif, échanges durant lesquels on s’est posé la question sur comment ces gens obtiennent le carburant et qui leur donne le financement, que nous avons jugé nécessaire de faire cette formation pour les membres de la communauté et acteurs de terrain qui sont les policiers», a-t-il déclaré.

A l’instar de toutes les cellules, le nouveau président de la Centif, Mahamar Haïdara a rappelé le rôle, ses objectifs de sa structure, mais aussi et surtout les conséquences de la délinquance financière sur l’économie nationale.

« J’espère qu’au terme de cette formation, qui s’inscrit dans le cadre de renforcement des capacités à l’endroit des fonctionnaires de police, pourra mieux impacter sur la lutte contre le blanchiment d’argent et de capitaux », a-t-il dit.  

Aminata Agaly Yattara

Zeinabou Fofana

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