Aminata Traoré est une lycéenne qui, pendant les vacances, vend à la sauvette. C’est à l’intersection de Daoudabougou qu’elle vend des citrons, des arachides et du sésame.

Au Mali, pendant les grandes vacances scolaires beaucoup d’élèves investissent les rues de la capitale.  Si la majorité des jeunes garçons rejoignent le grand marché de Bamako, les filles quant à elles, aident les parents dans les travaux ménagers, pour d’autres c’est le commerce. Aminata Traoré, lycéenne de 19 ans, a opté pour ce dernier.    

Ami est née à Kalassa, vers Siby. Elle est issue d’une famille modeste où le petit commerce se transmet de génération en génération. C’est pourquoi, Ami aide sa mère à vendre à la sauvette pour subvenir aux besoins de la famille. Et ça marche.

Pour autant, elle reste dévouée à poursuivre ses études. Elle ne manque pas d’occasion pour réviser ses cours, ‟même dans la rue”. « Tout est une question de planification », lance-t-elle. Lycéenne en 11e sciences (SES), une fois le baccalauréat en poche, Ami veut faire des études en commerce international, une ambition soutenue par sa mère.

De taille moyenne, teint noir, souriante, Ami ne vend pas que pendant les vacances, elle part à la vente pendant les weekends, les jours fériés ou même les périodes de grève.  

Sa maman, Djéneba apprécie son courage. « Ami est une fille très battante. Elle m’aide beaucoup dans mon commerce », se réjouie-t-elle, fière. Et d’ajouter : « c’est une qualité que beaucoup de filles n’ont pas aujourd’hui au Mali. J’invite les autres filles de son âge à apprendre les petits commerces afin d’avoir leur indépendance ».

Assa Berthé

(stagiaire)           

30minutes.net

10 juillet 2019

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