La première édition de la Conférence régionale sur les meilleures pratiques en matière de gestion des ressources dans les secteurs de la défense et de la sécurité au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad s’est tenue du 17 au 18 mars à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. A l’issue des deux jours de travaux, les participants ont formulé des recommandations visant à faire évoluer les pratiques des forces de défense et de sécurité.

Selon les organisateurs, la conférence s’inscrit dans le cadre d’un programme régional pour la paix et la stabilisation dans le Sahel II (PSP II). Le projet en question est financé par le Royaume du Danemark, avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la République française et mis en œuvre par Dcaf (le Centre de Genève pour la gouvernance du secteur de la sécurité) afin de contribuer à la stabilité et à la sécurité des populations dans la région du Sahel ainsi qu’à leur accès à la justice.

Durant les deux jours de travaux, la conférence a réuni une soixantaine de participants régionaux et internationaux dans un cadre de dialogue soutenu et d’un niveau important d’adhésion autour des meilleures pratiques de transparence, de viabilité et de la redevabilité en matière de gestion des ressources dans le secteur de la défense et de la sécurité.

A en fin de travaux, ils ont convenu sur un certain nombre de recommandations afin de faire bouger les choses dans le sens de la marche après avoir fait l’état des lieux des lois et règlements qui encadrent la gestion des ressources allouées à la sécurité et à la défense ainsi que le constat que la corruption mine la démocratie.

Ainsi, le besoin de transparence les a amenés à formuler des recommandations concrètes visant à faire évoluer les pratiques des forces de défense et de sécurité. Forts de ce constat, les participants ont insisté sur la prévention des infractions, le renforcement des contrôles, le rôle des parlements et de la société civile. Pour sa part, le Dcaf accompagnera la mise en œuvre d’un cadre de réforme au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Tchad.

Organisateur de l’évènement, le Dcaf se consacre à l’amélioration de la sécurité des états et de leurs citoyens dans le cadre d’une gouvernance démocratique, de l’Etat de droit, et dans le respect des Droits de l’Homme. Depuis sa création en 2000, il contribue à rendre la paix et le développement plus durables en aidant les Etats partenaires, ainsi que les acteurs internationaux qui les soutiennent, à améliorer la gouvernance de leur secteur de la sécurité grâce à des réformes participatives et inclusives.

Alassane CISSOUMA

Mali Tribune du 23 Mars 2021

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