Depuis le lendemain de la mutinerie qui a conduit le président IBK à la démission via la lecture d’un communiqué à la télé, des tractations sont en cours autour du pouvoir. Nous sommes à 3 gros prétendants, un légal, un légitime et un prétendant de fait. Il s’agit de l’ancien régime, le M5-RFP et les militaires. A qui reviendra le trophée ?

Le lendemain de la démission du président IBK, plusieurs communiqués et même des sanctions ont été annoncés pour un retour rétroactif à l’ordre constitutionnel. L’organisation sous-régionale la Cédéao en vertu de son protocole additif a annoncé des sanctions dont la fermeture des frontières et la suspension du Mali. La Russie et la Chine selon les informations ont bloqué toute mesure de sanction contre le Mali au niveau du Conseil de Sécurité des Nations unies. Cette opposition russo-chinoise n’a quand même pas empêché un communiqué des Nations unies sur le retour à l’ordre constitutionnel et sous-entend le retour de l’ancien président. Même les chances sont minimes pour le prétendant légal au vu des nouvelles revendications de la France et la Cédéao de plus en plus allégées, IBK et son régime demeurent parmi les prétendants et les seuls légaux.

Le M5-RFP, le prétendant légitime

Même si pour le moment, le M5 reste en marge dans la gestion des affaires, il reste le prétendant légitime. Il n’est pas à rappeler que le M5-RFP dirigeait la grande contestation qui voulait cette même démission il y a une semaine. Et que sans le M5, aucun coup de force n’aurait été envisageable au Mali sur une initiative purement militaire. Le M5 demeure le père sans enfant, pour le moment, de ce pouvoir.

Le CNSP

Trop tôt applaudi, jugé dès au départ le comité militaire qui détient de fait (à la suite d’une mutinerie), le pouvoir est sensé travailler pour un retour très rapide à l’ordre constitutionnel. Mais les espoirs sont minimes. L’ombre tracée ne rime plus aux premières annonces qui étaient au début de remettre le pouvoir au civil et après qui est devenu une transition (civile ou militaire). Donc ce ne serait point une surprise de voir bientôt un CNSP au pouvoir pour conduire la transition. Une transition qu’aucun analyste ne peut prédire la durée. Elle risque de ne pas ou être longue.

Le Mali serait-il en train de se lancer dans une autre course inconnue ? Ou il faudrait encore des efforts de tous pour arracher le pouvoir des militaires ? Ou ces derniers auront-ils la sagesse de rentrer dans les casernes et se substituer à une autorité politique civile ? Le temps, un autre nom de Dieu.

Koureichy Cissé

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