Inculpé pour meurtre dans l’affaire  de l’Imam Yatabaré, Moussa Guindo a été arrêté par les autorités. Pour savoir tout sur cet horrible assassinat, les proches du défunt imam ont organisé mercredi 6 février à la Maison de la presse une conférence de presse. Ils ont aussi dénoncé la publication des images du corps de l’imam sur les réseaux sociaux. La clinique « Pasteur » est indexée comme responsable des publications des photos.

Cette affaire a mis  le monde Islamique du Mali dans tous ses états, l’assassinat de l’imam Abdoul Aziz Yatabaré, qui a été victime d’une attaque « lâche et ignoble » qui lui a couté la vie il y a juste un mois. Mais, ses proches se disent encore plus terrifiés, lorsqu’il a été constaté que les photos (dénudé) de la dépouille circulent encore sur les réseaux sociaux: « Après la terrible attaque de l’Imam, les premiers individus venus secourir l’ont identifié. C’est ainsi qu’il a été admis à la Polyclinique Pasteur, pour y être soigner, à la suite des blessures causées par des armes blanches. Au niveau de la Polyclinique Pasteur, les proches parents ont eu la désagréable surprise que sur place, les médecins venus au chevet du malade se sont plutôt évertués à prendre des photos, des images de ce dernier, au lieu de lui faire bénéficier des actes médicaux salvateurs cela, contre l’avis des parents proches, le corps du patient a été photographié au niveau de la clinique, par les médecins de la clinique, qui se sont même permis de filer les photos prises sous le regard des parents outrés, qui ont protesté en arguant ce caractère vexatoire et attentatoire de cette pratique à leur égard. Non seulement, ces médecins de la clinique ont pris sa photo sans autorisation et ont montré  à des individus sans droit, mais ils ont ensuite exposé et jeté en pâture le corps dénudé du patient. « La clinique est responsable de cet acte car, le patient était sous sa responsabilité », a insisté l’avocat désigné par la commission dans cette affaire. Dans son commentaire le président de la commission l’imam Aboubacar Camara  va encore plus loin: « les musulmans ne sont pas méchants, car c’est une religion de tolérance, de pardon et de compréhension, mais on ne peut pas être d’accord avec une telle atteinte. On ne lâchera pas cette affaire à la légère. La mort est douloureuse, mais les circonstances et la façon dont on a jeté en pâture l’honneur et la dignité de la famille du défunt ont été plus atroces à gérer et à supporter » regrette le collègue du défunt.

Amadou Kodio

La Lettre du Mali du mercredi 13 février 2019

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