Pour faciliter la distribution des intrants agricoles et améliorer le suivi et évaluation des subventions agricoles dans les pays (Mali, Guinée, Niger et Tchad), la Banque mondiale a mis en place une plateforme numérique dénommée « e-vouchers« , composée d’agriculteurs et distributeurs recensés. Le rapport trimestriel de ces travaux a fait l’objet d‘une séance de vidéoconférence synchronisée entre les quatre pays au siège de la structure au Mali. La séance a été présidée par Soukeyna Kane, directrice-pays des opérations de la Banque mondiale au Mali.

Selon l’agroéconomiste principale de la Banque mondiale-Mali, Amadou Ba, le projet « e-voucher » a démarré au Mali en 2015-2016 dans les régions Tombouctou Gao et Kidal. Il avait principalement visé les petits producteurs de 3 hectares. Ensuite, explique M. Ba, il a été étendu à Sikasso et Ségou et a visé les producteurs de riz, de maïs et du sorgho.

Cette plateforme numérique, à base de sms, permet de mettre en relation les agriculteurs avec les distributeurs d’intrants en utilisant les technologies de l’information. Elle utilise une base de données d’agriculteurs recensés lors des enquêtes exhaustives et de distributeurs d’intrants agricoles sélectionnés par les ministères de l’Agriculture à travers un processus compétitif.

M. Ba précise que le projet « e-voucher » a pour objectif d’améliorer la transparence dans la distribution des intrants agricoles à travers le ciblage des bénéficiaires et la participation active du secteur privé dans le processus de distribution d’intrants de bonne qualité. Aussi, ajoute M. BA, elle permet une amélioration pour le suivi et l’évaluation de l’utilisation des subventions agricoles et leurs impacts sur la productivité agricole dans ces pays.

Il ressort des rapports des différents pays que l’utilisation de l’application e-voucher a connu des difficultés à cause de l’analphabétisme de certains acteurs de l’agriculture car la plateforme fonctionne à base de sms. A cela s’ajoutent la faible participation du secteur privé et la non maitrise de l’outil technologique. Ces difficultés ont été situées comme perspectives sur lesquelles il a eu des recommandations. Les responsables ont estimé que la résolution de ces recommandations sera une réussite pour la numérisation de l’agriculture dans les pays concernés.

Koureichy Cissé

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît