Producteur-réalisateur de « Nogochi », Toumani Sangaré était hier jeudi face à la presse dans les locaux de Canal+ pour parler de son tout dernier film. A ses dires, la diffusion  officielle de son premier long métrage débutera à partir du 10 octobre et sera  disponible sur les antennes de Canal+ à partir de 2020. Mais auparavant, les passionnés du 7e Art  étaient  conviés hier jeudi au Cinéma Babemba à l’avant-première de cette œuvre du Franco-malien.  

Si l’idée de la réalisation de « Nogochi » a pris corps depuis 2009, ce n’est en qu’en 2012 que le projet a pu réellement démarrer  pour prendre fin en 2016 compte tenu de plusieurs difficultés. D’une durée de 1h28 mn, le tournage du film aura pris 3 ans à son réalisateur. « L’envie de bien faire a nécessité tout ce temps. Après tant d’années, c’est une grande fierté de présenter ce film  aujourd’hui », se réjouit son producteur-réalisateur.

Selon les explications de Toumani Sangaré,  Nogochi qui signifie « la race humaine » en Bambara,  est un film d’aventure fantastique dans l’Afrique précoloniale dont l’intrigue se déroule dans les années 1880 au pays Mandé au début du Soudan français.  » En 1863, Stevenson, un jeune esclave américain affranchi, échoue sur la terre africaine de ses ancêtres. Adopté par Benkoro un maitre chasseur traditionnel Donso, il est rebaptisé Sibiri. Au même moment, le Colonel Pierre de Fontenoy massacre la famille de la jeune Waraba. Sept ans plus tard, le destin de Sibiri bascule le jour où il est choisi par les esprits pour protéger le trésor mystique que cache son village, un trésor convoité par le Colonel qui n’imagine pas recroiser le chemin de Waraba qui survit dans la brousse en quête de vengeance », a-t-il expliqué.

Avec  une équipe panafricaine à la manœuvre composée des Maliens, Sénégalais et Ivoiriens, le tournage de « Nogochi » a eu lieu dans le village de Koflabè dans le Cercle de Kati.  » Nogochi  est à la fois un film de mémoire, pour rappeler l’histoire de notre continent, mais traité de manière très moderne, afin de célébrer la mémoire de l’Afrique tout en regardant vers l’avenir. J’ai voulu mettre en lumière toutes les richesses du Mali pour sublimer une Afrique noble, très esthétique, magnifique. Avec ce film, j’ambitionne de renouveler l’image du cinéma africain à l’international, d’offrir au public un nouveau genre d’aventure fantastique, mystérieuse », ajoute Toumani.

Personnage principal, le hasard a fait  que Sibiri Traoré porte le même prénom que l’acteur principal. Et Toumani de  justifier qu’il a  chois le prénom Sibiri pour rendre hommage à son maitre Donso car ça lui tenait à cœur de faire un film sur les Dosons depuis longtemps.

Alassane CISSOUMA

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