Dans le cadre d’une solution alternative, en attendant la rénovation et la réhabilitation des lignes prévues sur cinq ans, pour plus d’un milliard de dollars, la Société Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF) est prête à se remettre sur les rails, à condition que les deux Etats actionnaires le  Mali et le Sénégal consentent au financement d’un plan d’urgence de 20 milliards de F CFA.

Selon le site afrique.latribune.fr, 20 milliards de F CFA, c’est le montant dont la Société Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF) a besoin pour redémarrer ses activités au bout de six mois. Des sommes à débloquer par les deux Etats actionnaires (le Mali et le Sénégal), nécessaires à la mise en place du plan d’action d’urgence proposé par l’entreprise, a déclaré ce 4 janvier l’administrateur général Kibily Touré, à la tête du groupe depuis deux mois. « Pour que l’activité reprenne, il faut un plan d’action à la mesure de nos Etats », prévient Kibily Touré, à la sortie des négociations avec les syndicats de DBF, selon l’Agence presse sénégalaise (APS).

« Le plan d’action que j’ai proposé est à la mesure des deux actionnaires », estime l’administrateur, tout en relevant que « les plans précédents n’étaient possibles qu’avec le soutien de partenaires extérieurs ».

L’administrateur général a aussi déclaré que les deux pays ont manifesté leur volonté d’injecter le montant requis pour une reprise en urgence des activités de la ligne ferroviaires. Une solution de dépannage en entendant la mise en œuvre du projet final au coût financier estimé à près d’un milliard de dollars, bien supérieur à celui du TER (Train express régional).

Selon le site d’information, en quête de financement, la société a entamé fin novembre dernier des discussions avec la Banque mondiale, pour valider la pertinence du plan d’urgence, en attendant la réhabilitation et la rénovation des lignes prévue sur une période de cinq ans. Les deux pays actionnaires ont aussi engagé des discussions avec d’autres partenaires pour le financement.

Notons que Dakar-Bamako Ferroviaire (DBF) est à l’arrêt depuis six mois, en raison d’une crise qui a abouti à la grève de ses employés, maliens et sénégalais, fin décembre 2018. Les Maliens ont entamé, il y a quelques semaines une grève de faim pour le payement de leurs arriérés de salaire de neuf mois.

Le plan d’urgence est une solution de déblocage et il existe une différence fondamentale entre celui-ci et le plan final de réhabilitation et de rénovation de la ligne ferroviaire reliant les deux pays.

Y. Doumbia

 L’Indicateur du Renouveau du 9 janvier 2019

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