A ce qui semble, nos chefs religieux sont décidés à ne rien oublier. Ils viendront, encore une fois, à la fin de cette semaine, se rappeler au bon souvenir du pouvoir actuel. Egrenant leurs chapelets, graines après graines, de leurs serons qui feraient déplacer une montagne. Ils ont remis da question de la démission du premier ministre actuel, pour la 2ème fois sur le métier. La première c’était lors du meeting du 10 Février dernier au Stade du 26 Mars et pendant une Conférence de presse tenue le 20 Février à la Maison de la Presse. Entre les deux dates, on peut dire que beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Ce 5 Avril, changement de ton dit-on, c’est celui-là même qui nomme à la fonction de premier ministre qui est visé. Problème ? Le locataire de Koulouba est un vrai détenteur de suffrages populaires. L’imprécateur de service, l’imam DICKO du HCI prévient, qui épris la prière du Vendredi prochain, ‘’on fermera les boutiques et tous devront ‘’se rendre à ce grand rassemblement’’. Il se veut explicite ‘’cette 3ème fatwa concerne IBK, mais pas Boubeye’’ ; venez nombreux dit-il à la place de l’indépendance… Le fond du problème : le pouvoir est querellé dans ‘’cette guerre civile dans le pays opposant peulhs et dogons… Une chose est claire : devant cette loi commune tout le monde n’a pas tout à fait les mêmes droits. Le régime se retrouverait sous la menace diffuse des gens de Dieu. Voici la question qui nous revient en mémoire et que l’on pose : est-ce aux religieux de faire l’histoire de notre système politique nous a dit un jour un professeur de mathématiques à l’ENSup ? Déjà les avertissements proférés en cette année 2009 visaient tout ce qui allait contre la croyance et les pratiques religieuses des musulmans avaient porté des fruits. Le prochain grand rassemblement, après les malentendus lors de la dernière réunion à la bourse du travail pourra- t-il être celui d’un compte rendu de satisfaction ? A quoi répondrait le prochain rendez-vous des musulmans selon vous ? Des dispositions prises par ce pouvoir ont semblé heurter leur conscience et leurs pratiques religieuses. Certains se sont toujours défendu d’un vote orienté. Une chose est : l’islam est devenu une arme intellectuelle protégeant contre les agressions extérieures et la laïcité. On dit que le fatalisme meurt au pied du prophète. Si IBK perd ou gagne ce bras de fer engagé avec les radicaux, il sera plus l’écho d’aucune garde.         

Bourama TRAORE

Le Véridique du 11 avril 2019

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