En froid avec le régime, le président du Haut conseil islamique du Mali, l’imam Mahmoud Dicko, ne veut plus être vu dans les cérémonies officielles. Par cet acte, il exprime son désaccord avec le pouvoir et confirme sa rupture avec IBK. Alors que d’autres religieux se bousculent aux portillons du palais de Koulouba à l’occasion des présentations annuelles de vœux au chef de l’Etat, l’imam Dicko brille par son absence.  

Pourtant, sur le plan protocolaire, il est le porte-parole des associations et organisations musulmanes en tant que patron du HCIM. Curieusement, c’est au prêcheur Chérif Ousmane Madani Haïdara que ce rôle a été dévolu cette année puisqu’il est chef du groupement des leaders religieux musulmans. L’Etat a-t-il choisi son camp en entretenant le bicéphalisme ?

On peut le confirmer dans la mesure où Mahmoud Dicko est perçu depuis un moment comme un adversaire du régime et sa récente prise de position contre le projet d’enseignement de l’éducation sexuel complique davantage des rapports déjà tendus.  Ce n’est plus un mystère, ces derniers temps, l’imam Dicko se fait désirer dans les activités où sont présents les membres du gouvernement.

En choisissant de décliner les invitations officielles, Mahmoud Dicko ne laisse aucun doute sur ses intentions: la rupture avec le pouvoir IBK.

DAK

L’Indicateur du Renouveau du 11 janvier 2019

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