Le gouvernement du Mali et la Banque mondiale renouvellent leur engagement à réduire les coûts de l’électricité en milieu rural. Un financement additionnel a été apporté au projet de Systèmes hybrides d’électrification rurale (Sher) dans ce sens.

Bonne note. C’est ce qu’ont porté le Premier ministre Dr. Boubou Cissé et la directrice pays de la Banque mondiale pour le Mali, la Guinée, le Niger et le Tchad, Mme Soukeyna Kane, sur les 5 ans d’exécution du projet de Systèmes hybrides d’électrification rurale (Sher). Il bénéficie déjà à plus 146 000 nouvelles personnes qui ont accès à l’électricité par raccordement.

Ces résultats ont été obtenus sur les 3 composantes du projet à savoir, l’amélioration et l’extension des mini-réseaux existants, le développement des marchés de l’éclairage hors réseau et l’efficacité énergétique et enfin l’appui à la gestion du projet et le renforcement des capacités.

Le projet a permis, s’est félicité le Premier ministre, de réaliser 9 072 branchements sur les 9 770 prévus et de distribuer au niveau des infrastructures sociocommunautaires 8 000 lanternes solaires.

Sur une prévision de 2 400 kits solaires individuels, le bilan dénombre que plus de 4 437 kits ont été installés. Aussi à la faveur des actions de promotion menées par le projet Sher, environ 12 000 lanternes scolaires ont été vendues par des distributeurs privés.

En dépit de ses réalisations et progrès exécutés, Mme Souheyna Kane souligne qu’une majorité de la population sont encore en entente l’électricité et que le service soit limité dans le temps. La réduction des charges d’exploitation des opérateurs et le coût d’achat de l’électricité pour les usagers constituent « d’énormes défis » à relever par le gouvernement du Mali et les partenaires au développement durable, selon la directrice de la Banque mondiale, mais «  l‘introduction de production renouvelable solaire pour compléter et remplacer le diesel est une voie efficace qui permettra de réduire progressivement les coûts pour les usagers ».

Achever le chantier

Vendredi dernier à la Primature, le gouvernement du Mali et la Banque mondiale ont renouvelé à nouveau leur engagement à combler ces défis à travers la signature d’un financement additionnel du Sher.

Le montant de cet accord est de 13,4 milliards de F CFA. Il est reparti en prêt Ida (20 millions de dollars) et en don du fonds fiduciaire japonais (2,75 millions de dollars). Il sera investi dans les zones d’intervention du projet : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou et Mopti dont Konna, Korienzé et Diafarabé.

Cet appui, selon Dr. Boubou Cissé, permettra au gouvernement du Mali, de combler le déficit du financement initial dû à la sous-estimation des coûts d’investissement à l’extension des mini réseaux et des taxes y afférentes. Le Premier ministre a rassuré que le gouvernement du Mali ne ménagera aucun pour assurer une bonne exécution du projet avec « la bonne gouvernance voulue » et d’ajouter, « cette signature de financement additionnel constitue le 7e signé avec vous depuis le début de l’année 2019 totalisant un montant environ 218,5 milliards de F CFA en prêts et dons. Je voudrais, au nom du gouvernement du Mali vous remercier de cet important soutien, à un moment où notre pays a besoin de l’appui de tous ses partenaires et ses amis pour conforter ses efforts d’instauration de la paix, de stabilisation et de développement durable ».

Kadiatou Mouyi Doumbia

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