L’Ambassadeur de France au Mali, Joêl Meyer a été reçu, récemment, à la primature, par le chef du gouvernement Choguel Kokalla Maïga.  Les deux personnalités ont discuté du réchauffement de la coopération bilatérale entre Paris et Bamako, crispée depuis les accusations « d’abandon en plein vol » du Mali par la France d’’inefficacité de la lutte antiterroriste malgré la présence de Barkhane et la MINUSMA, portées  par le premier ministre devant l’assemblée générale de l’ONU en septembre dernier. 

Les rapports du Mali avec la France, de surcroit le plus gros partenaire de notre pays, sont en froid depuis le coup d’état du 24 mai 2021. Cette tension s’est envenimée lors de la sortie du premier ministre  de la transition à la tribune de l’ONU, courant septembre dernier. Dr Choguel Kokalla Maïga avait notamment  accusé la France « d’abandonner le Mali en plein vol » avec sa décision du retrait de son dispositif militaire à Kidal, Tessalit  et Tombouctou. Avant de laisser entendre la volonté des autorités de la transition de recourir à d’autres partenaires pour combler le vide. Notamment avec un éventuel déploiement du groupe paramilitaire privé russe Wagner.

En écho à cette sortie du chef du gouvernement, il y a eu de virulentes réactions des autorités françaises. Pour rappel, le président Emmanuel Macron avait qualifié de « honte » les accusations du Premier ministre malien tout en mettant en relief l’illégitimité du gouvernement de transition. «  C’est une honte et ça déshonore ce qui n’est même pas un gouvernement issu de deux coups d’État », avait déclaré le chef de l’État français.

Ces propos ont été également jugés « inopportuns », voire « injurieux », par de nombreux citoyens maliens, exacerbant du coup un sentiment « anti Français » à Bamako et provoquant par la suite une douche froide entre les deux pays. C’est dans ce contexte que les deux parties cherchent à colmater les brèches et sauver leurs rapports.

En effet, l’Ambassadeur de France au Mali, Joêl Meyer, a rendu visite au premier ministre Choguel Kokalla Maïga. D’après le site de la primature, le chef du gouvernement a abordé la coopération bilatérale, surtout dans le domaine de la défense et de la sécurité mais aussi celui du développement.

Et de souligner les attentes et les aspirations fortes des populations éprouvées par l’insécurité qui impacte sur tous les domaines d’activités au Mali.  D’où « la nécessité de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme, l’insécurité, la corruption et l’impunité ».

Pour sa part, le diplomate français a réitéré la volonté de son pays de renforcer la coopération avec le Mali. « La France ne se désengage pas du Mali. Il s’agit plutôt d’adapter son dispositif », a-t-il rappelé.

Sory Ibrahima COULIBALY

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