Malheur au paysan qui voit des éléphants se battre dans son champ. Rien que le passage du pachyderme, il peut être sûr de dire adieu à sa récolte. À plus forte raison, si ces mastodontes se livrent à un combat acharné dans son périmètre… Les griots mandingues pour mieux symboliser cette désolation, ont créé la très désormais phrase imagée : l’éléphant dans le champ de mil. Ce que nos cousins gaulois ont consacré dans la belle langue de Molière par un éléphant dans un magasin de porcelaine. 

C’est dire l’universalité de la maxime faisant prendre conscience du dégât que peut causer un éléphant dans un environnement inadéquat que ce soit le champ de mil, en pays mandingue ou le magasin de porcelaine, en Gaulle.

Faire du journalisme ne doit pas rimer avec la chienlit des règlements de compte.

Ces deux environnements représentent à merveille le monde de la presse en Afrique et particulièrement au Mali, où le journalisme est devenu le terrain de règlement de conflits de tous genres et particulièrement de batailles politiques, d’intérêts personnels, d’honneur… voire de règlement de compte.

Ce méfait du pouvoir sur la presse est connu de tout temps. Mais de nos jours, il a pris des proportions inouïes avec l’avènement des réseaux sociaux qui sont devenus des lieux privilégiés d’expression libre d’opinions confondant journalisme et militantisme, affairisme et que sais-je encore d’autres.

Venons-en à l’objet de cet article qui veut tout simplement attirer l’attention des professionnels et des usagers de la presse sur le danger vicieux de la reprise de contenus calomnieux, de publications tendancieuses, de faux articles de presse qui mélangent tout et son contraire. Je veux parler ici de cette guerre supposée ou vraie entre l’ancien Premier ministre Soumeylou Boubeye Maïga qui a dirigé dans les premières années du Mali démocratique le service des renseignements de l’État et le Général Moussa Diawara qui se trouve aujourd’hui à la tête de cette machine implacable, grandes oreilles et mains de fer dans des gants de velours lorsqu’il s’agit de sévir.

Dans cette situation, il est arrivé qu’une partie de la presse malienne se soit laissée aller à des digressions indignes de journalistes pour ou contre l’un ou l’autre des protagonistes supposés – la précaution professionnelle m’oblige à employer ce qualificatif, car je n’ai aucune preuve des faits et personne jusqu’ici n’en a fait montre. Le dernier en date est un pamphlet mettant en cause le site d’information de référence confidentielafrique.com édité par le Groupe 2AM à Dakar au Sénégal et dirigé par Ismaël Aidara, ancien de La Lettre du Continent, du magazine Africa International en France et Rédacteur en Chef de l’hebdomadaire international LES AFRIQUES, qui a plus de trente ans de pratique journalistique avérée à la tête d’une équipe de grandes plumes expérimentées dont j’ai l’insigne honneur de faire partie.

J’ai reçu via le truchement de transfert de message, ce pamphlet écrit par un certain Sibiri Samaké (certainement un pseudo) mettant en cause le Directeur et l’ensemble de la rédaction et par delà les sites portails sérieux qui existent au Mali et qui reprennent en donnant un écho apprécié à nos articles exclusifs sur le Mali.

C’est donc parce que confidentielafrique.com jouit d’une excellente côte de notoriété avec ses 13 millions de lecteurs et ses 325 exclusivités livrées, que Sibiri Samaké, à dessein ou par erreur (faut-il écrire incompétence) a confondu le site afriqueconfidentielle.com qui est édité depuis Washington aux USA par CS-Smart LLC à confidentielafrique.com que les lecteurs maliens connaissent bien et apprécient tant. 

Pire dans ce papier, le sieur Sibiri Samaké, le pseudo coup fourré (nous le pensons) ne s’est pas gêné de citer dans son amalgame fâcheux le nom de Ismaël Aidara pour renforcer la confusion encore davantage. Le b-a-ba du métier devrait lui recommander la vertu de la vérification adossée à l’éthique du métier. L’authentique Confidentiel Afrique n’a jamais écrit une ligne sur le Général Moussa Diawara et rejette toute responsabilité du contenu de ce pamphlet de Sibiri Samake. Qui ne l’engage aucunement.

A confidentielafrique.com nous avons conquis notre notoriété en mettant un prix à l’information comme le dirait Edwy Plenel dans son dernier livre « la valeur de l’information ». Notre ligne éditoriale construite sur l’exclusivité et la primeur de l’information pour les décideurs, acteurs et opérateurs de l’Afrique de demain se cultive avec des années d’expérience et des carnets d’adresse garnis.

Nous ne connaissons le Général Moussa Diawara que parce qu’il dirige les services de renseignements généraux du Mali. Nous connaissons Soumeylou Boubeye Maïga pour avoir été un aîné dans la presse, homme politique, plusieurs fois ministres, Secrétaire général de la Présidence du Mali et tout dernièrement Premier ministre du Mali.

Il n’arrivera jamais à confidentiel Afrique de tremper dans des entreprises de com indignes où la valeur de l’information est nulle. Non, nous ne pratiquons pas ce journalisme. Pour le respect dû à nos 13 millions de lecteurs et à la notoriété et crédibilité de notre journal.

Oussouf Diagola

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