Cher grand-père, je t’envoie cette 26e lettre constitutionnelle et confidentielle. Que personne ne la voit, que personne d’autre ne la lise. Oui grand-père, cette lettre et toutes les autres que j’ai envoyées, c’était pour qu’elles nous mènent à une paix définitive. Ma mission constitutionnelle !

Cher grand-père, je sais que tu parles russe maintenant ou même wolof. Je vois aussi qu’on n’est plus loin de la paix, car je sens que le dialogue s’impose. La main tendue s’élargit de plus en plus et ce qui est sûr on est plus loin d’une entente nationale. Inch’Allah !

Cher grand-père, ma confidente lettre constitutionnelle s’adresse aussi à tous les Maliens. Seules les salives du dialogue et de la justice peuvent éteindre le feu des armes. Donc, je ne requiers pas seulement les anciens présidents, je m’adresse aussi à tous ceux qui prétendent être présidents un jour. Je leur dis que l’histoire retiendra ici et maintenant, qui et qui ont refusé d’aller au dialogue, car tout simplement, ils n’ont pas pu mettre l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus de ce qui les anime. Nul doute, un mauvais dialogue vaudra mieux qu’une absence de dialogue.

Cher grand-père, je t’informe que je vais bien. D’ailleurs tous les pauvres vont bien pour la première fois au Mali. Grand-père, tous ces riches que tu connais, ont de la sueur au front et n’ont plus besoin de sport pour se dégraisser depuis un bon moment.  Le jeune procureur s’en charge. Cher grand-père, tous les riches regrettent leur richesse. Je ne dirai pas plus, mais ils naviguent tous entre stress, anxiété et insomnie. Nous, pauvres, nous dormons tranquillement.

Cher grand-père, sans te mentir avec cette main tendue qui s’élargit de plus en plus je deviens de plus en plus optimiste. Le Mali regorge d’hommes et de femmes capables de redonner une nouvelle direction au pays. Ces hommes et femmes qui n’ont plus besoin de se remplir la poche et qui voudront juste voir le Mali hors du gouffre, sans se fier à leur égo.

Cher grand-père, ma lettre est confidentielle mais elle s’adresse à tous les Maliens et Maliennes, «  impliquons-nous pour le Mali. Impliquons-nous pour nos enfants et les enfants de nos enfants. Aucun avenir en catimini ne résistera à un échec total de tout un pays. La basse-cour doit sa survie à celle de la grande cour. Faisons notre grande cour, faisons le Mali ».

En attendant de lire ma lettre confidentielle sur tous les réseaux sociaux et sans représailles aucune, je te dis à mardi prochain et constitutionnellement le Mali. Inch’Allah !

Lettre de Koureichy

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