A Magnambougou en Commune VI du district de Bamako, les habitants ne dorment plus que d’un œil en raison de l’insécurité grandissante et le banditisme qui règnent en maitre dans ledit quartier. Pour cela, les habitants interpellent le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, général Daoud Aly Mohammedine pour trouver une solution.

En cette fin d’année, la ville de Bamako est plongée dans une insécurité généralisée orchestrée par les bandits qui voulaient à tout prix fêter la fin de l’année. Pour cela, tous les moyens sont bons pour arriver à leur faim (braquage à main armée les longs des routes moins fréquentées à certaines heures, opérations spéciales pour attaquer certaines maisons déjà scrutées pour leurs failles de sécurité, etc.).

Ces dernières semaines, Magnambougou situé en Commune VI du district de Bamako, est en passe de devenir la Colombie ou Haïti du Mali, où règne une véritable mafia des gangs de tout genre. 

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Le quartier est plongé dans une insécurité infernale. L’obscurité créée par les coupures de courant y est pour quelque chose aussi. En espace de deux nuits seulement, les bandits ont fait énormément de dégâts, créant la zizanie dans tout le quartier et environnant et la peur dans le ventre des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer. A tout moment les bandits peuvent escalader les murs ou défoncer les portes et menacer leurs occupants à l’aide d’un revolver sur la tempe.

 »Vers 2 h du matin, les bandits ont escaladé ma porte et ont pris pour cible mon gardien de nuit. Ils ont mis ce dernier à plat ventre. Ce sont les cris de ce dernier qui ont réveillé mes deux autres gardiens de la journée. Quand ceux-ci voulaient venir au secours, les bandits les ont mis aussi à plat ventre ligotés avant de commencer leur opération », nous a rencontré une victime qui a préféré garder l’anonymat.

Selon le gardien que nous avons interviewé, les bandits ont emporté au moins trois motos Jakarta, un téléphone et la somme de 250.000 F CFA.

La nuit d’après, dans le même quartier, les bandits ont défoncé la porte d’un Libanais qui fait le commerce général de ferraille et  des vieilles boîtes jetées. Chez ce dernier, les bandits ont emporté sa moto apache.

Moins d’un mois, un chauffeur de camion qui regagnait vers 6 h du matin son lieu de travail,  a été retrouvé mort criblé de quatre balles dont deux dans la tête et une balle au niveau de la nuque par des bandits à cause sa moto.

Face à cette recrudescence de l’insécurité et la hausse généralisée du taux du banditisme en cette veille de fin d’année, les habitants de Magnambougou interpellent le gouvernement en l’occurrence le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, général Daoud Aly Mohammedine. Afin de trouver une solution à ce cauchemar qui coupe le sommeil et la quiétude aux habitants de Bamako de façon générale et ceux de Magnambougou en particulier.

 »Il ne faut pas que le rôle de la police et de la gendarmerie se limite simplement aux rackettes, mais de contribuer à la sécurisation des personnes et de leurs biens en multipliant les patrouilles nocturnes jusqu’à des heures tardives surtout à la veille des fêtes de fin d’année. Il s’agit de traquer les bandits qui continuent de faire des dégâts dans le quartier », a suggéré une habitante de  Magnambougou.

Ousmane Mahamane

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