La 17ème session ordinaire du Conseil d’Administration de la Cellule Technique d’Appui aux Collectivités Territoriales (CTAC) s’est déroulée, le lundi 10 mai 2021, dans la salle de conférence de la mairie du district de Bamako. Le maire étant empêché, les travaux ont été présidés par sa 1re adjointe, Fatimata Traoré.

Le développement n’est jamais une question d’amateurisme ni d’improvisation. C’est pourquoi, la Cellule Technique d’Appui aux Collectivités Territoriales (CTAC) existe pour un double objectif. Un : conseiller et aider les collectivités territoriales dans l’élaboration de leurs projets de développement. Deux : les accompagner dans leurs démarches auprès des partenaires financiers.

Composé de l’Association des régions du Mali, du collectif des collectivités et cercles du Mali, d’un représentant du syndicat mixte inter-collectivités du grand Bamako et d’un représentant du personnel de la CTAC ; le Conseil d’Administration de la Cellule s’est réuni pour sa 17 èmesession ordinaire, le 10 mai. Un maître mot a guidé les travaux : « performance ». La présidente de séance, Fatimata Traoré, l’a rappelé à ses collègues. « Lors de la dernière session, des orientations ont été données au Conseil d’Administration afin qu’il soit plus performant et qu’il puisse se doter d’un manuel de procédures techniques, administratifs et financiers. Aujourd’hui, c’est chose faite car la CTAC a fait élaborer son manuel de procédures par un bureau d’Etudes agréé de la place retenue après une consultation. »

Ce document, a insisté la présidente, permettra à la CTAC de mieux s’organiser afin d’atteindre les objectifs de développement des collectivités. Poursuivant son discours, F. Traoré est revenue sur certaines actions de la CTAC. « La CTAC est présente à Ménaka comme assistante de l’AGETIP, maître d’œuvre délégué  du projet de la Stabilisation de la région de Ménaka. Elle est aussi présente à Markala, Ségou et Sikasso  comme  maître d’œuvre délégué  dans le cadre du projet ACEFOR (Projet d’Administration de la Compétitivité des entreprises par la formation professionnelle).»

Les difficultés de la CTAC ont aussi été évoquées. « Cependant la CTAC a rencontré quelques difficultés dans le cadre de la mise en œuvre de certains grands projets qui ont largement affecté les recettes de la structure, notamment le projet d’adressage des quartiers de la ville de Bamako programmé depuis 2018 qui n’a pas pu démarrer. »

Motif de satisfaction, selon la présidente, les deux phases du projet PADUB pilotées par la CTAC  en tant que maître d’œuvre délégué sont terminées et les travaux réceptionnés à la satisfaction des maîtres d’ouvrage et de l’AFD qui a financé le projet.

 F. Traoré s’en réjouit : « Le projet PADUB  a permis de réaliser dans les communes II et V du District de Bamako d’importants travaux de voiries et de drainage pour un coût total de 9,5 milliards de francs CFA. En commune II, ce sont 9,7 km de routequi ont été bitumés ou pavés et 18,4km de caniveaux. En commune V, 10 km de routeont été bitumés ou pavés et 18,6 km de caniveaux. »

Le projet a permis aussi de réaliser l’étude qui a permis la mise en place de l’Agence d’Urbanisme du grand marché de Bamako ainsi que la formation des techniciens des six communes du District chargés d’assurer l’entretien des ouvrages ainsi réalisés.« La CTAC a joué un rôle important dans la réalisation de la route bitumée, rue 161 et 353 de Kalaban Coura entièrement financée  par la Mairie du District à hauteur de 887 millions de francs CFA », a-t-elle indiqué

Malgré le contexte difficile marqué par l’insécurité et la Covid-19, la CTAC a réalisé un résultat net de 20 224 060 francs CFA. Aussi, le budget prévisionnel de l’année 2021 s’élève à 786.603.528 fCFA, contre 777.660.457 fCFA pour l’exerce précédent, soit une légère augmentation de 1,14%.

Pour Moussa Bocum, Il s’agira d’appuyer la mairie du district et les autres collectivités qui solliciteront la CTAC  pour l’élaboration et la  réalisationde certains projets qui sont déjà en cours. « Il s’agit pour le conseil régional de Ségou et de Sikasso de poursuivre le projet, de livrer dans un délai court des centres de formation pour chacune des deux régions. Il y aura la formation des apprenants qui va permettre de développer l’agriculture, l’élevage…», a-t-il précisé.

Il a conclu en lançant un appel aux collectivités : « Il est bon que les collectives sachent qu’il ya un instrument qu’on appelle Cellule Technique d’Appui aux Collectivités Territoriales qui est à leur disposition  pour les aider à élaborer leurs projets et les soumettre aux bailleurs de fonds.»

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