Airbus est un système innovant qui utilise l’imagerie pour une agriculture de précision. Fort de son expérience pointue acquise au cours d’une quinzaine d’années de pratique, Airbus propose des solutions ambitieuses et respectueuses de l’environnement face aux défis agricoles actuels. Au Salon international de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (Sara) édition 2019 parmi les invités de marque, Airbus a demandé et obtenu une audience avec le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture chargé de l’Aménagement et de l’Equipement rural, Adama Sangaré au stand du Mali. Les entretiens ont porté sur les conditions d’exploitation des services d’Airbus et ses cas d’utilisation au Mali, singulièrement à l’Office du Niger. Au regard du potentiel agricole de ce géant bassin agricole en Afrique de l’Ouest, Airbus entend mettre son leadership technologique au service de l’Office du Niger.

L’audience accordée par le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture chargé de l’Aménagement et de l’Equipement rural, au stand du Mali à Luc Larmigny, responsable d’Airbus, a enregistré la présence du directeur général adjoint de l’Office du Niger, Djimé Sidibé et du délégué général des exploitants agricoles de la zone ON, Abdoulaye Daou. Avec le Secrétaire d’Etat, l’émissaire d’Airbus a abordé les conditions d’exploitation des services d’Airbus et ses cas d’utilisation au Mali, singulièrement à l’Office du Niger.

A propos des conditions d’utilisation, il faut noter qu’Airbus utilise la télédétection. Celle-ci est devenue un élément majeur de prise de décision dans l’agriculture et l’indice de végétation par différence normalisée (NDVI) est la norme en matière des produits agricoles. Le NDVI, selon le responsable d’Airbus Luc Larmigny « utilise les informations spectrales au-delà de ce que l’œil peut voir, capture par des satellites pour déterminer la qualité de chlorophylle présente dans la végétation à un moment précis. L’obtention des informations sur la santé de la récolte, à distance, par satellite à l’intervalle régulier de 16 jours (si le temps le permet) est un bon moyen d’obtenir cette information sur les performances des cultures ».

Le NDVI, toujours selon l’expert d’Airbus Luc Larmigny, « est utilisé depuis des décennies pour informer les producteurs sur l’estimation du rendement (avec la fourniture de données historiques de rendement) et le stress des cultures ». Il ajoutera qu’ « Airbus utilise des techniques de traitement de pointe qui produisent des résultats scientifiquement précis et reproductibles ». Ceux-ci incluent à son avis trois choses. Premièrement, la correction atmosphérique, donnant des valeurs de réflectance vraies du terrain. Deuxièmement, la réponse rapide à partir du moment où le satellite acquiert l’image jusqu’à la livraison du produit, grâce aux méthodes de traitement interne. Et troisièmement, la fourniture d’un soutien réel de personne à personne puisqu’Airbus aura une équipe basée sur le terrain pour la télédétection agricole.

Notons également qu’Airbus travaille durant trois temps, à savoir la présaison, la saison de croissance et la fin de saison.

S’agissant de la présaison, Airbus travaille sur les cartes de classification de sols non supervisées. Ces cartes, selon l’expert Luc, « montrent la différence de la surface des sites potentiels pour développer l’agriculture. Si elle est associée à échantillonnage physique, la gestion de la planification stratégique des récoltes, guidée par ces cartes, peut-être mise en œuvre ».

En  ce qui concerne la saison de croissance, notre interlocuteur souligne que : « l’indice de végétation par différence normalisée (NDVI) comprend les éléments suivants : premièrement, une image du champ capturé tous les 16 jours, deuxièmement, un NDVI du même champ comme une image et une interprétation de la rigueur de la culture et troisièmement, la surveillance de la santé des cultures dans un champ peut-être déterminée pour que des décisions éclairées puissent être prise sur la santé des cultures

Quant à la fin de saison, le rapport de la vigueur des produits est fourni à la fin de chaque saison de culture pour résumer la performance desdites cultures tout au long de la saison de croissance. Cela aide l’agriculture à voir ce qui peut être amélioré ou mis en œuvre pour la prochaine saison de culture ».

S’agissant des cas d’utilisation d’Airbus, l’hôte du Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture chargé de l’Aménagement et de l’Equipement Rural a mis un accent particulier sur la surveillance en cours de session afin de concevoir des ensembles d’agriculture de précision haut de gamme : détecter les anomalies, optimiser le dépistage sur le terrain, l’irrigation, les semis, la fertilisation, la protection des cultures et le profil. Aussi, il a indiqué qu’ « une série d’analyses à long terme leur permet d’analyser chaque saison et de comparer les résultats afin d’améliorer les pratiques et d’accroitre la durabilité ».

Pour tout dire, il s’agit des pratiques qui intéressent l’Office du Niger sur le double plan agricole et sécuritaire. Car, l’obtention des informations à distance par satellite est un bon moyen de suivre tous les mouvements qu’ils soient scientifiques et physiques.

En conclusion, le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Agriculture chargé de l’Aménagement et de l’Equipement, Adama Sangaré a déclaré que le Mali est intéressé par cette innovation technologique. Ainsi, dans les mois à venir, Airbus effectuera une mission de prospection à l’Office du Niger.

Alassane Diarra

(depuis Abidjan)

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