Au Mali, l’extraction minière est au second rang, juste après l’Agriculture en termes de création d’emploi et fournit une occupation a près de 400 000 personnes, selon les statistiques. C’est pourquoi, les huitièmes Journées minières et pétrolières (JMP) s’est consacrée au développement durable de ce secteur qui profite à tous.

Les huitièmes journées minières et pétrolières, du 12 au 14 novembre, ont fermé leurs portes hier au CICB. Elles avaient été organisées par le ministère des Mines et du Pétrole, en partenariat avec AME trade Ltd du Royaume-Uni.

Avec plus de 400 délégués officiels venus d’une vingtaine de pays, ces journées ont permis d’informer les parties prenantes des réformes visant à faciliter les investissements dans les secteurs miniers et pétroliers, d’identifier les solutions innovantes qui peuvent s’appliquer aux projets, services et aux projets miniers de grandes et petites envergures. L’autre objectif de ces journées était de voir comment diversifier le secteur minier au Mali, en analysant des nouvelles opportunités d’exploration et de production minière et pétrolière. L’activité principale minière au Mali reste pour l’heure l’extraction de l’or.

Le grand défi pour le pays, selon le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, est le faible le tissu industriel et les capacités limitées des entreprises locales à offrir des produits et services compétitifs. « La question du transfert du savoir-faire aux entreprises nationales est au cœur des défis auxquels nous devrons faire face de façon pragmatique », a souligné le chef du gouvernement à l’ouverture des journées, le mardi.

Pour sa part, le gouvernement, informe-il, « va s’engager dans le cadre des stratégies à venir par des politiques de soutien des entreprises installées au Mali en finançant des programmes de formation et la mise en place des politiques de système d’amélioration. J’invite les entreprises à se saisir de ces opportunités ».

L’exploitation minière est devenue un facteur important de la croissance et de la résilience économique en termes de création d’emploi. Elle se positionne au second rang, juste après l’agriculture, selon les estimations. Elle fournit une occupation à près de 400 000 personnes qui entretiennent environ plus de 2 millions de personnes en charge dont la plupart sont des jeunes et des femmes. « Il est donc de notre devoir de mettre en place une politique minière et pétrolière qui va réguler tous les secteurs de l’exploitation aurifère en boostant le secteur des sous-traitants », a rappelé le Premier ministre.

Cette aspiration est prise en compte dans les réformes engagées par le gouvernement, selon le ministre des Mines et du pétrole, Letenta Hawa Baba Ba. « Le nouveau code minier, tout en préservant l’attractivité de notre pays en termes d’investissement, va permettre de corriger les insuffisances constatées dans le code précédant et rendre conforme notre législation minière au code minier communautaire qui vient d’être adopter par les pays membres l’Uémoa », a-t-elle expliqué.

A en croire la ministre, certains piliers du code veilleront à la promotion d’une exploitation équitable et optimale des ressources minières en vue d’un large partage durable au développement social, économique au bénéfice des populations habitants sur les sites miniers.

Le Mali, dans ses réformes, est soutenu par plusieurs partenaires techniques et financiers afin de promouvoir un nouveau potentiel aurifère et d’attirer des investissements dans les minéraux non aurifères. La Banque mondiale, à travers la directrice pays, Mme Soukeyna Kane, a réaffirmé son engagement à accompagner le gouvernement du Mali dans sa volonté de faire du secteur minier un moteur de croissance durable et inclusif.

La compagnie Enroroxs a, au cours des rencontres, remis au département des Mines et du Pétrole, un chèque de 652 millions de F CFA comme apport pour la construction de la future école des mines du Mali.

Le budget élaboré pour la réalisation de cette école des mines est estimé, selon le Premier ministre, a environ 14 milliards de F CFA. Cette enveloppe prend en compte la construction, l’équipement et la prise en charge des formations.

Kadiatou Mouyi Doumbia

LAISSER UN COMMENTAIRE

Votre commentaires s'il vous plaît
Votre Nom s'il vous plaît