Art et engagement social, quelle approche ? C’est le thème qui a regroupé les acteurs du monde des arts et de la culture du 9 au 12 décembre 2019 au Centre soleil d’Afrique à Bamako.

Ce symposium de trois jours a débattu du rôle de l’art dans les sociétés traditionnelles et dans le développement économique de l’Afrique moderne. Au regard de la situation sécuritaire critique, les acteurs du monde des arts et de la culture du Mali, du Burkina et d’ailleurs ont également soulevé le débat sur l’apport possible de l’art pour la paix, la prévention des conflits et l’instauration de la sécurité. Ce soutien n’a jamais failli dans les différentes œuvres des artistes à l’intérieur comme à l’extérieur, rappelle le directeur du Musée national, Salia Mallé. Selon lui, il  faudra maintenant formaliser ce travail abattu et fait dans l’ombre par ces femmes.

Autour des questions et de thématique propre au secteur,  les participants, en travaux pratiques,  ont dégagé des alternatives et pistes de solution afin de tirer profit de l’art au bénéficie de la génération présente et future. Cet objectif ne sera atteint qu’à travers, propose-t-ils,  l’application effective des politiques culturelles dans leurs pays respectifs, la création d’une chambre de l’art et de la culture et d’une taxe en faveur de la création artistique et culturelle. Les acteurs culturels estiment également qu’il est important d’institutionnaliser le financement de la recherche  et la formation de même que de faciliter  leur accès au marché national et international.

A l’issue des différents travaux, les participants ont évalué l’espace d’échange.  Selon Mamadou Diané, porte-parole des participants, au regard de la situation du secteur des arts dans un monde en constante mutation, nécessitant le développement des capacités d’adaptation et d’innovation, le présent symposium a été bénéfique pour l’ensemble des participants.

La cérémonie de clôture de l’atelier de Bamako a réuni de nombreux invités dont le directeur du Musée national, Salia Mallé, la directrice de l’Atelier Afrique en couleur du Burkina Faso, Ahoua Yameogo, le secrétaire général de l’Union nationale des cinéastes du Mali (UNCM), Salif Traoré et directeur du Centre soleil d’Afrique en partenariat, Hama Goro.

Il intervient après la formation des jeunes artistes du Mali et du Burkina à Ouagadougou. La rencontre a été organisée dans le cadre de la mise en œuvre du projet les pinceaux de l’intégration. Lancé en janvier, le centre soleil d’Afrique en partenariat avec l’atelier l’Afrique en couleur du Burkina et la galère Medina de Bamako, les initiateurs veulent soutenir la collaboration artistique entre le Mali et le Burkina à travers ce projet.

Pour 2020, les pinceaux de l’intégration compte organiser une caravane sur la paix dans trois grandes villes du Mali et Burkina Faso. Elle verra la participation de l’ensemble des artistes évoluant dans le domaine de l’art et de la culture, a annoncé le directeur du centre soleil d’Afrique, Hama Goro. A ses dires, les recommandations issues du symposium seront traduites  dans un document et distribuées aux ministères de la culture des deux pays respectifs.

Le projet les pinceaux de l’intégration bénéficie de l’appui financier de Culture in Word Africa.

Kadiatou Mouyi Doumbia

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