A l’occasion de la célébration de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies, un atelier de renforcement du rôle des femmes au sein des FAMa s’est tenu du 30 au 31 octobre à l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako. Le thème retenu pour ce 19e anniversaire était : « Sœurs d’armes-renforcer le rôle des femmes dans les forces armées maliennes (FAMa).

La résolution 1325est une résolution onusienne adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000 par le Conseil de sécurité des Nations unies dans sa 4213e séance, qui concerne le droit des femmes, la paix et la sécurité. C’est le premier document formel et légal issu du Conseil de sécurité qui impose aux différentes parties d’un conflit de respecter le droit des femmes et de soutenir leur participation aux négociations de paix et à la reconstruction post-conflit.

Dans son discours, le chef d’Etat-major général adjoint des armées a magnifié l’intérêt du thème de cet atelier qui, à ses dires, trouve toute sa pertinence à la lumière des défis sécuritaires et l’enjeu de paix qui se posent aujourd’hui au Mali. « L’objectif visé est d’assurer une participation active des femmes aux prestations de défense et aux structures de prise de décisions en matière de sécurité. L’action engagée présentement, par les Forces Armées Maliennes vise l’amélioration des capacités à recruter et à retenir des femmes dans les forces de défense. L’égalité de traitement et l’accès aux mêmes avantages sont les normes que nous voulons pérenniser », a indiqué le Général Abdrahamane Baby.

Pour le chef d’Etat-major général adjoint des armées, au regard de la volonté affichée des plus hautes autorités, beaucoup a été fait par le Mali dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 1325 notamment sur le plan normatif. Néanmoins, il reconnait que des défis subsistent encore comme l’indique l’objectif global du présent atelier et qui doivent être relevés grâce à un engament commun à transformer l’éventail des opportunités politiques, juridiques et économiques en actions concrètes.

Aux dires du Lieutenant-colonel Aminata Diabaté de l’Etat-major général des armées, l’engagement fort du commandement militaire se justifie par le taux extrêmement élevé de femmes promues aux grades supérieures cette année au sein des Forces Armées et de Sécurité du Mali. « Nous sommes passés de 2 % à 9 % dans la promotion aux grades supérieurs cette année. Cela est un indicateur d’engagement plus poussé, plus effectif et plus prometteur », a-t-elle reconnu et salué. Par ailleurs, elle a invité ses sœurs d’armes à se reconnaitre en elles-mêmes en acceptant d’aller beaucoup plus vers des recherches approfondies dans le but de s’imprégner pleinement de la Résolution 1325 : « Il faut que nous nous-mêmes (femmes) soyons capables d’exprimer ce qui nous attend dans cette Résolution 1325 afin d’éclairer le commandement militaire sur nos préoccupations et attentes ».

A noter que la cérémonie d’ouverture de l’atelier a été co-présidée par le directeur général de l’Ecole de Maintien de la Paix Alioune Blondin Beye de Bamako, le Colonel-major Mody Béréthé, ainsi que des représentants des partenaires de l’Ecole dont l’EUTM et ONU-Femmes.

Alassane Cissouma

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