Depuis octobre 2020, le cercle de Niono, plus précisément de Dogofry à Goma, connaît une grande insécurité. Cette situation cause d’énormes dégâts sur les personnes et leurs biens. De jour en jour, les habitants de cette localité sont confrontés à des actes inhumains et dégradants. Ceux qui essaient de résister sont assassinés par les oppresseurs et les autres sont obligés de se conformer à leurs règles. Le reporter de Mali-Tribune a sillonné toute la zone, dix jours durant. Reportage.        

En plus des tueries, les hommes armés qui occupent ces endroits ont contraint les habitants de deux villages, Flakokoni et Sourakasoni, à abandonner leurs localités, dans la Commune rurale de Dogofry. Des villages qui existent depuis plus d’une centaine d’années. Des hommes et des femmes vivent dans ces villages depuis plus de 3 générations. Ils ont été forcés de laisser leurs histoires derrière eux, leurs biens, leurs maisons et d’abandonner la terre de leurs ancêtres pour aller trouver refuge ailleurs.

La plupart de ces déplacés sont maintenant sans maison et sans domicile fixe. Ceux qui ont des parents dans les villages environnants sont partis chez eux. Les autres ont cherché refuge à Dogofry ou à Niono, où ils ont été pris en charge par la mairie.

Pour ce qui est d’avoir des chiffres exacts sur le nombre et la condition de vie des déplacés, nous avons plusieurs fois tenté de prendre contact avec le premier adjoint au maire de Niono qui nous a laissé sans réponse. Cela se comprend. Parler à des « étrangers » est devenu dangereux. Parler à des journalistes est suicidaire !

Le conflit qui touche cette zone depuis octobre 2020 ne concerne plus uniquement Farabougou, mais toute la Commune rurale de Dogofry.

Hamady Sow

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