Dans le cadre du Programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS), le Consortium International Rescue Commitee (IRC) et le Conseil norvégien pour les réfugiés au Mali (NRC), avec l’appui financier de la délégation de l’Union européenne, a mis en œuvre le Projet d’amélioration de la qualité, de l’accès et de la gouvernance de l’enseignement fondamental des régions de Gao, Ménaka et Mopti. Les résultats ont été restitués hier mardi 28 février 2023 à la direction nationale de l’enseignement fondamental.

Cet atelier avait pour objectif de restituer les résultats et les objectifs atteints par le projet ; de faire voir à tous les solutions apportées aux défis majeurs de l’éducation dans le Nord et le Centre du Mali dans un contexte d’insécurité et de changement climatique.

Pendant 39 mois donc, le Consortium IRC/NRC a travaillé sur les trois composantes de l’éducation fondamentale, notamment : l’accès à l’éducation, le renforcement de la qualité de l’éducation et la gouvernance du système éducatif.

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Les objectifs de cette intervention étant d’offrir des opportunités éducatives aux enfants déscolarisés et non scolarisés, dont au moins 50 % de fille ; permettre le retour et le maintien en école primaire dans les zones affectées par l’insécurité au centre et au nord du Mali.

Selon le coordonnateur du PAIS, Idrissa Karimoune, ce projet qui s’est déroulé de mai 2019 à juillet 2022 a soutenu 90 écoles du fondamental.

Comme résultat, il a indiqué qu’il a permis le renforcement des infrastructures scolaires en construisant et en équipant des salles de classes, des latrines, des points d’eau. En termes de qualité, il a formé les enseignants sur diverses thématiques visant le renforcement de leurs compétences dans la didactique, la discipline, la gestion des classes et également pour renforcer les compétences des élèves afin de leur permettre d’avoir le minimum pour leur permettre de continuer leur scolarité.

« Le projet a également doté les enseignants et les enfants de matériel scolaire et pédagogique afin de faciliter les enseignements et apprentissages », a-t-il précisé.

Au titre de la gouvernance, le coordonnateur a affirmé que le projet a redynamisé non seulement les organisations communautaires d’appui à l’école (les comités de gestion scolaire), mais également les associations des maîtres, des élèves afin qu’elles puissent participer pleinement à la gestion de l’école au niveau local.

Le secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Kinane Ag Gadeda a rappelé que le projet intervient dans des zones où la sécurité est très précaire et où les conditions climatiques et géographiques sont très difficiles. Selon lui, ce sont des interventions très pertinentes.

« Si elles n’avaient pas été faites, cela aurait pu produire des effets catastrophiques sur la scolarisation des enfants, sur la vie des communautés, sur l’organisation et la gestion de l’école. C’est un projet qu’il faudrait refinancer pour atteindre le maximum de personnes », a-t-il exhorté.

M. Doumbia

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