On a fait attention à l’article de M.Mamadou Baré, intitulé «Mali: média, radio, quand la Russie nous censure», publié dans les éditions en ligne «Malivox» , «Bamada» et «Niaréla».

Un certain nombre de thèses de l’auteur suscitent une perplexité, ainsi que des doutes sincères quant à sa connaissance des réalités de la politique russe en Afrique.

Tout d’abord, la déclaration absurde que « le français est à proscrire… dans des projets éducatifs et scolaires » russes. Le français est l’une des principales disciplines scolaires, et est étudié gratuitement comme langue étrangère dans les écoles et universités russes (c’est-à-dire que l’État finance la diffusion du français dans le public russe). En plus, de nombreux écrivains russes du XIXe siècle, connus dans le monde entier, ont écrit dans la langue de Voltaire et Molière. Des œuvres comme « Guerre et Paix », par exemple, sont en partie écrites en français et sont également enseignées dans les établissements d’enseignement russes.

Deuxièmement, l’auteur affirme que la conclusion d’un accord de coopération militaro-technique transforme les gouvernements africains en «pantins». Des accords de coopération militaro-technique sont conclus par la Russie avec 30 pays africains, ce qui est une pratique normale dans les relations entre États. Les suppositions de l’auteur sur les mauvaises intentions de Moscou vont au-delà du bon sens.

Troisièmement, l’auteur accuse la Russie de manipuler l’opinion publique en Afrique, sans fournir aucune preuve concrète, à l’exception du blocage des comptes par l’administration de « Faсebook » (la position partiale de ses dirigeants est un secret de Polichinelle, compte tenu de la participation active de ce réseau social dans l’enquête sur la soi-disante « intervention russe » aux élections américaines, que le président américain D. Trump appelle lui-même « la chasse aux sorcières »). Les confabulations de l’auteur sur l’éventuel attaque propagandiste russe à travers les radios maliennes dont «le personnel… risque ainsi de jouer le jeu des russes » dépassent les limites du bien et du mal, rappelant la propagande du ministre du gouvernement fasciste allemand J. Goebbels à la veille de la Seconde Guerre mondiale sur l’attaque fictive des militaires polonais contre la radio allemande de Gliwice, le 31 août 1939.

En réalité, la politique de notre pays en Afrique se caractérise par la volonté de contribuer à l’allégement de la dette des pays africains (lors du sommet de Sotchi du 21 octobre dernier, la Russie a annulé 20 milliards de dollars de dettes), pour aider à surmonter les conflits sur le continent, les conséquences des catastrophes naturelles et les crises humanitaires.

D’ailleurs, les résultats pratiques du sommet Russie-Afrique se sont reflétés dans les indicateurs significatifs des contrats et des projets, dont le montant total a dépassé 12 milliards de dollars.

Tous ceux qui souhaitent faire connaître les approches russes de la coopération avec l’Afrique sont invités à lire l’interview du président russe Vladimir Poutine à l’agence TASS du 21 octobre dernier et la déclaration finale du sommet Russie-Afrique, qui sont disponibles en français.

Ces documents définissent les priorités de la politique russe sur le continent et reflètent le haut niveau de confiance et les relations amicales qui se sont développées entre les pays africains et la Russie.

Source : service de presse de l’Ambassade de Russie

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