Mercredi 14 juillet 2021, le mouvement a organisé sa première entrevue avec la presse dans la salle de conférence de Cnu-Mali. La conférence a été animée par la coordinatrice accompagnée de deux autres jeunes femmes leaders du mouvement. Elles ont été assistées par des  femmes et des hommes membres du regroupement.

Dans le cadre de la lutte contre la violence basée sur le genre, Je m’engage Mali se lance dans la course. Le mouvement étant international répandu sur plusieurs pays francophones et Haïti concerne également le Mali. Il a été fondé par Onu-femmes et a pour objectif de mobilier tous les acteurs locaux, les partenaires techniques et financiers pour une génération d’égalité. La rencontre avec les media marque le lancement officiel de la campagne de plaidoyer au Mali. L’adhésion est gratuite et volontaire. Il est représenté dans les 6 communes du district de Bamako, les régions et les cercles par des points focaux. La durée de cette campagne s’étend de 2022 à 2030.

Selon la coordinatrice Mme Mariam Kané, le mouvement est à la fois masculin et féminin. A savoir qu’elles ont  pris cet engagement avec des hommes volontaires qui sont prêts à mener cette lutte à leurs côtés. « Nous sommes accompagnées par des hommes de bonne volonté et de moralité. Ils sont pour la cause de la femme et de la fille. Notre lutte est pour la femme et l’homme également, parce que l’homme est aussi victime d’une manière ou d’une autre, minime soit-il », affirme-t-elle. La coordinatrice manifeste aussi clairement que leur engagement est volontaire, à but non lucratif. Quant  à elle, en ce qui concerne l’épanouissement de la femme malienne elles n’ont pas besoin de profit. Elle rassure que dans cette lutte, leurs partenaires sont présents pour l’accompagnement technique et logistique.

En appui aux propos de la coordinatrice Mariam Kané, il y avait deux jeunes conférencières. Pour Aminata Diakité, promotrice d’Abdiak Services, l’accent particulier du groupement se met sur l’épanouissement de la femme. « Pour que les femmes s’épanouissent il faut leur autonomisation par des opportunités de travail. Apres leurs formation il faut qu’elles jouissent de leurs droits de travail », demande-t-elle. Et selon la 3 ème conférencière Fatoumata Kodio, cette lutte reste lente, mais elle est réalisable. « Malgré les avancées de cette lutte par les ONG, il y a encore de manquements à combler. Nous savons tous que ça va prendre du temps, mais c’est réalisable. Il faut que les femmes aussi sachent leurs rôles dans la concrétisation de toutes ces doléances », explique-t-elle.

Aux dires du représentant de l’ONG Woyyo Kondey, M. Yacouba H Maiga ce combat implique tout le monde et exhorte l’initiation des femmes aux textes qui leur favorisent ces droits intimes. Il pense que l’Etat doit réaliser tous les outils signés en faveur de la femme et de l’enfant. Il confirme l’adhésion d’une trentaine  d’ONG dans le mouvement pour  le plaidoyer. Quant au chargé de la communication Moussa Dembélé, la mise en œuvre de ces textes ne doit pas poser de problèmes d’autant plus qu’ils sont connus par tous. Ainsi le Mouvement Je m’engage Mali lance l’appel solennel à toutes et tous les maliens au vu du monde pour arriver au respect des droits  de l’homme.

Hamadoun Touré (H.B.T)

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