Avant la mutation de la force Barkhane au profit de la Coalition des forces spéciales européennes (Takuba), les groupes djihadistes accentuent la pression en multipliant les attaques asymétriques contre les militaires français.

Depuis l’annonce du Président français, Emmanuel Macron qui a mis fin à l’opération Barkhane engagée dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, on assiste à une montée de température entre les militaires français et les groupes terroristes. 

Le 11 juin dernier, l’armée française a fait arrêter Dadi Ould Chouaïb alias Abou Dardar,  un cadre du groupe Etat islamique au grand Sahara aux confins de la zone des frontières. Cette arrestation est un succès pour Barkhane qui tente à tout prix d’empêcher l’occupation du terrain par les groupes terroristes avant l’opérationnalisation de la coalition Takuba.

Parallèlement, lundi dernier, le camp de la force Barkhane a été pris pour cible à Gossi par des présumés djihadistes qui y ont fait exploser leur pick-up bourré d’explosifs. Cette attaque risque d’être le nouveau mode opératoire des terroristes, une forme de harcèlement pour mettre en lambeau les militaires français avant leur déguerpissement mais aussi accentuer la pression sur l’exécutif français de finaliser le départ de l’opération Barkhane. Une stratégie qui s’apparente à celle des talibans avec l’armée américaine dont la date butoir du retrait est fixée au 11 septembre 2021.  

Ousmane Mahamane      

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