Du 25 au 28 août dernier, le Bureau international du travail (BIT), à travers le Projet d’Accélérer l’action pour l’élimination du travail des enfants en Afrique (ACCEL Africa) a organisé un atelier de formation en direction des médias pour les journalistes, les animateurs et les communicants sur le travail des enfants dans sites d’orpaillage au Mali.

Le travail des enfants sur les sites d’orpaillages dans la région de Sikasso, qui est considéré comme une zone aurifère et cotonnière, constitue un phénomène bien développé dans nos campagnes, portant un coup aux droits des enfants, surtout le droit d’accès à l’éducation.

Pour alerter et sensibiliser les populations et les parents des ampleurs et impacts que le travail des enfants pourrait avoir comme conséquences sur les enfants, le Bureau international du Travail (BIT), à travers le projet ACCEL Africa a organisé une formation de quatre jours en direction des médias pour les journalistes, les animateurs et les communicants, sur le travail des enfants dans les sites d’orpaillage au Mali. L’objectif global de cet atelier est de permettre aux journalistes, animateurs, communicants, de mieux communiquer sur le travail des enfants afin d’assurer une information précise, une compréhension partagée des principaux concepts et conventions, ainsi que l’augmentation de la qualité et de la quantité des rapports sur la question.

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Durant cette formation, les formateurs ont mis beaucoup d’accent sur les droits des enfants en faisant des explications appondis sur les cadres juridiques internationaux et nationaux de travail des enfants dont les Convention internationales sur les droits des enfants, la Charte africaine des Droits et Bien Être de l’Enfant,  la Convention N° 138 de l’OIT sur l’âge minimum d’admission à l’emploi (1973), la Convention N° 182 de l’OIT sur l’élimination des Pires Formes de Travail des Enfants (1999), la Constitution du 25 Février 1992, Titre I: Droits et devoirs de la personne humaine, art. 1-17-18-19… toutes ses conventions et Chartes demandent l’élimination pure et simple de toute forme de travail des enfants qui peuvent causer des préjudices sur le développement de l’enfant.

Malgré tous ces arsenaux juridiques, force est de reconnaitre que le pari est loin d’être gagné sur le continent africain. Selon les statistiques, en Afrique, 86,6 millions d’enfants soit 16,6 millions d’enfants supplémentaires sont astreints au travail. Et la dernière estimation de 2016 fait état de 152 millions d’enfants qui sont en situation de travail dont la moitié dans du travail dangereux.

Après deux jours de théories, nous avons effectué une visite de terrain sur un site d’orpaillage à Bouassa, à 85 kilomètre de Niéna. L’objectif de cette visite de terrain était de recueillir plus d’informations pour lier la théorie à la pratique, en faisant un reportage vivant, le portrait d’un enfant qui travaille sur le site d’orpaillage et le micro-trottoir.

A l’issue de quatre jours de formation qualifiée de « qualité » par les participants, ces derniers n’ont cessé de remercier les formateurs, Mohamed Ag Assory, Consultant et Cheick Oumar Tall, Administrateur national du projet ACCEL Africa.

Ousmane Mahamane 

(Envoyé spécial à Sikasso)          

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