Le travail des enfants sur les sites d’orpaillage constitue un phénomène  bien développé dans nos campagnes, portant un coup aux droits des enfants, surtout le droit d’accès à l’éducation.

Quelles sont les conséquences et les mesures prises pour endiguer le travail des enfants sur les sites d’orpaillage qui sont très convoités ? Voilà la question à laquelle, certains concitoyens ont bien voulu nous donner leur réponse.

Sériba Diallo : (maire de Niéna)

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« … Le constat du phénomène du travail des enfants dans les sites d’orpaillage reste alarmant »

« Le travail des enfants sur les sites aurifères est un danger pas seulement pour les enfants, les parents ou les organisations, mais pour tous. Malgré ce danger, certaines familles envoient leurs enfants sur ces sites pour chercher de quoi nourrir la famille et à payer les frais de scolarité pendant les congés et les grandes vacances.

Nous connaissons tous, les conséquences du travail des enfants sur ces sites, surtout celui des filles qui s’adonnent à des comportements mal sains et qui entravent nos valeurs sociétales. Mais il y a des campagnes de sensibilisation menées  par plusieurs ONG à notre niveau pour stopper ce phénomène. Malgré ces actions le constat reste toujours est alarmant. »

Oumar Sangaré : (coordinateur de la Chambre des Mines du Gnanadougou) : 

« Nous avons tout fait pour interdire le site d’orpaillages  aux enfants… »

« Le travail que les enfants font comporte des risques. Par exemple, les charrettes qu’ils poussent jusqu’au niveau des machines sont lourdes. Cela peut leur laisser des séquelles pour toute la vie. De même, la poussière que les machines dégagent, constitue un grave danger pour leur santé.

Le fait d’employer les enfants sur les sites miniers constitue une atteinte à leurs droits. 

Nous avons tout fait pour interdire le site d’orpaillages aux enfant, surtout aux filles qui souvent n’ont même pas 15 ans, mais il y a eu des parents qui ont transcendé notre décision en utilisant leurs enfants pour travailler afin de subvenir aux dépenses de la famille

Aïssata Sidibé : (gouvernante ajointe du site de Bouassa) : 

« Les travaux que les enfants exercent sont trop lourds pour eux »

« Ils y a des enfants qui travaillent ici, mais seulement les week-ends. En plus, les travaux qu’ils exercent sont trop lourds pour eux. Un enfant de 12, voire 14 ans qui pousse une charrette remplie de sable ou souvent apporter des bidons d’eau de 20 litres peut altérer facilement sa santé. Car c’est une tâche qui est pénible. Certains enfants ont même abandonné l’école au profit du site d’orpaillage à cause de la grève des enseignants. Par contre, d’autres familles refusent catégoriquement que leurs enfants se rendent sur le site  et encouragent les enfant à aller à l’école, car aujourd’hui si tu n’étudies pas, tu n’auras pas ta place dans ce monde ».  

Moussa Samaké : (directeur d’école) :

« Faire travailler les enfants sur un site d’orpaillage à l’âge de 6 à 15 ans est un crime »

« Le fait que les enfants refusent d’aller à école au profit de ce site aurifère a des conséquences sur eux, mais aussi sur les parents. D’abord, faire travailler les enfants sur un site d’orpaillage à l’âge de 6 à 15 ans est un crime, sans oublier que sur ces sites d’orpaillage il y a tout : la prostitution, le banditisme. On peut aussi rencontrer ici, des enfants de moins de 18 ans qui prennent des stupéfiants, ce qui fait qu’aujourd’hui, nous avons perdu nos us et coutumes »

Dossier réalisé par 

Ousmane Mahamane 

(Envoyé spécial à Bouassa Niéna)

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