Face à la vie chère occasionnée principalement par la hausse du prix des produits de première nécessité, le gouvernement du Mali a annoncé avoir pris certaines mesures compensatoires afin de soulager les populations. Des mesures qui, selon le porte-parole du gouvernement, coûtent à l’Etat plusieurs centaines de milliards de F CFA.

C’est au cours d’un point de presse animé le mercredi au siège du Cigma (Centre d’Information gouvernementale du Mali), que le ministre de l’Industrie et du Commerce, accompagné par son homologue porte-parole, Mohamed Salia Touré, a annoncé lesdites mesures. Ces mesures concernent principalement le Riz, le blé, la farine et autres produits alimentaires. Selon le ministre Arouna Niang, la raison de la hausse du prix de ces produits est externe et due en grande partie à la pandémie de Covid-19 qui a causé une fluctuation de 3 et 20 % sur les produits mentionnés. De ce fait, en tant que pays de grande consommation de produits importés, le Mali subit logiquement les conséquences. 

Ainsi, pour diviser la poire en deux chez les consommateurs maliens, le gouvernement a annoncé avoir décidé de revoir son système de fiscalité en abandonnant la TVA sur la farine. En plus d’avoir supprimé la TVA sur la farine, le porte-parole du gouvernement, Mohamed Salia Touré, a indiqué que le gouvernement a engagé des discussions avec les responsables de boulangeries en vue de ramener le prix de la miche de pain à 250 F CFA sur toute l’étendue du territoire. « Certains sont d’accord mais les discussions continuent toujours avec certains pour un prix harmonieux »a-t-il ajouté. 

En ce qui concerne le riz, une baisse de la base taxable de 50 % sera appliquée selon les conférenciers du jour. Elle touchera, selon Arouna Niang, 250 000 tonnes de riz importés. Expliquant que la cause de la flambée du prix de la viande est interne avec la baisse de la production du coton engendrant une très faible quantité d’aliments bétails sur le marché, le ministre a fait savoir que la TVA sera également suspendue sur les matières premières importées. De plus, a-t-il ajouté, le gouvernement procédera à la distribution de 33 000 tonnes d’aliments bétails aux éleveurs afin que l’impact positif de ces mesures puisse être ressenti sur le prix de la viande. « Le gouvernement est sensible à la hausse et fait tout pour réduire les prix »a conclu le ministre Niang pour rassurer les Maliens.

Pour sa part, le porte-parole Mohamed Salia Touré a estimé à plusieurs centaines de milliards le coût de ces différentes mesures.

Alassane Cissouma

Mali Tribune du vendredi 12 mars 2021

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