Après l’arrêt du travail au mois de février, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, ont observé un arrêt de travail le lundi, 1er au vendredi 5 mars 2021. Ils protestaient contre le retard des salaires du mois de février de certains enseignants des collectivités, un deuxième arrêt de travail en peu de temps pour le même motif. Le gouvernement doit revoir sa stratégie pour l’avenir des enfants.   

Pour la deuxième fois dans un intervalle d’un mois, les syndicats de la Synergie des enseignants ont observé encore un nouvel arrêt de travail, depuis le début de la semaine. Un arrêt de travail provoqué par le retard constaté dans le traitement des salaires des enseignants des collectivités, en l’occurrence ceux de l’Académie rive droite de Bamako.

Les syndicalistes accusent le gouvernement de prendre cette situation à la légère. 

Le secrétaire général du COSES et membre du directoire de la Synergie, Amadou Dolo, pense que cette problématique de retard chronique dans le traitement des salaires des enseignants des collectivités ne peut être que la négligence et la mauvaise foi des décideurs.

«Aujourd’hui, le retard des salaires est devenu un casse-tête pour les enseignants, parce qu’un enseignant ne vit que de son salaire. S’il n’a pas ce salaire, je ne sais pas comment  il peut vivre. On nous fait croire que les données qui permettent de traiter les salaires, surtout de la rive droite de Bamako, sont perdues. Cela est impossible. Pour nous, ce n’est que de la mauvaise foi et du mépris envers les enseignants », déplore  le syndicaliste.

Il faut rappeler qu’au cours d’une conférence de presse, les syndicats avaient déploré le fait que,  malgré la lettre n°01627/MEF-SG du 19 mai 2011 du ministre de l’Economie et des Finances relative à la procédure de traitement des salaires des enseignants des collectivités dont les salaires font l’objet de transfert à partir du Budget de l’État, les enseignants continuent de souffrir d’un retard chronique des salaires.

C’est face à cette raison, avancent-ils, que les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont adressé une correspondance au ministre de l’Éducation nationale, le 16 novembre 2020, pour demander la nomination des enseignants ayant des profils financiers aux postes dédiés à cette activité au niveau des Académies et des CAP. Une lettre qui restera sans suite.

Si à chaque fin de mois, l’on doit observer des arrêts de travail pour retard de salaires, le gouvernement est appelé à revoir sa stratégie pour l’avenir des enfants et cela dans une année scolaire déjà impactée par la maladie à coronavirus.

Fabrice Abdoul 

Plume Libre

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