Les enquêteurs du Pôle antiterroriste ont arrêté dix personnes suspectées d’avoir participé au massacre du 23 mars 2019 à Ogossagou, au pays dogon. « Ils ont été arrêtés après l’audition de 120 personnes », a annoncé jeudi 2 mai, le procureur du Pôle antiterroriste, Boubacar Sidiki Samaké.

162 morts, 64 blessés, 113 maisons, 303 cases, 105 greniers, 60 cabanes, 3 voitures, 18 motos, 4 vélos, 80 animaux, 33 charrettes, 2 brouettes et 1 frigo, tous incendiés. C’est le triste bilan de la tragédie de mars 2019 à Ogossagou.
Engagé à tout mettre en œuvre pour retrouver et punir les auteurs de cet acte, le bureau du procureur du Pôle Judiciaire Spécialisé (Pôle antiterroriste), a déjà mené plusieurs enquêtes.

Jeudi, le procureur Boubacar Sidiki Samaké a fait le point de l’état d’avancement des enquêtes sur le terrain et la bonne coordination entre ses services, la Minusma et les autres forces présentes sur le terrain. 
 »Les auteurs de ce massacre d’Ogossagou peulh ne resteront pas impunis. C’est une atteinte grave à la dignité humaine. Nous ferons tout ce qui pourrait être fait pour arrêter les auteurs. On ne va plus laisser les gens défier l’Etat et commettre des atrocités pareilles », promet le procureur Boubacar Sidiki Samaké en conférence de presse hier jeudi 2 mai 2019, dans les locaux du ministère de la Justice.


S’agissant de la participation ou non de l’Association Dana Amassagou à ce massacre, le procureur explique que celle-ci ne se reconnait pas dans cette tuerie. « Nous sommes en train de chercher des éléments susceptibles de démontrer la responsabilité d’abord individuelle ou collective de chaque élément sur le terrain », a indiqué le procureur, qui assure par ailleurs avoir détenu des pistes et une idée. Car, selon lui, « 333 balles et 1627 étuis de cartouche ont été retrouvés sur le lieu ».

« Nous pensons que la milice Dan Na Ambassagou doit donner sa version des faits », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le procureur est revenu sur les attentats perpétrés à Bamako notamment au campement, au restaurant la terrasse et à l’hôtel Radisson. Il a indiqué que la phase de l’instruction a été bouclée et que les prévenus pouvaient être jugés aux assises actuellement en cours à la Cour d’Appel de Bamako.

S. I. K.

Mali Tribune du 06 mai 2019

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