C’est la pluie et le beau-temps au ministère de l’Education nationale. Tout le monde s’y frotte les mains et les occupants jurent de ne rien laisser derrière eux en ce qui concerne la gestion des ressources financières. A l’origine de ce désordre,ils ont  appris  à la suite des indiscrétions que le ministre devrait pilier bagage dès décembre prochain. Alors chacun arracherait ce qu’il peut : corruption et gaspillage du denier public à ciel ouvert, partages à gogo, une moisson fructueuse à la douleur du Trésor public.

Cette gabegie prend source jusqu’au cabinet du département de l’Education nationale, selon une confidence à nous faite. Là-bas, nous indique-t-on, au lieu de s’occuper des dossiers relatifs à la situation chaotique de l’école malienne, les séries de grève, les occupants du département auraient pour souci de  vider les caisses du département au seul et sale motif que le ministre qui les as faits venir quittera les lieux dès ce mois de décembre. Comment se fait gaspillage de fonds publics au ministère ?

En clair, en complicité avec certains barons du cabinet, à e, croire notre source, ils ont décidé d’en finir avec certaines lignes budgétaires du département. De ce fait, des prestataires soigneusement ciblés, sont appelés pour leur faire des propositions de marché et dont le reliquat est aussitôt divisé entre le prestataire et le cabinet du ministère.

Là-bas, nous confie-t-on, les gars ne partent pas par deux chemins et, toujours selon la même confidence, ils font savoir au prestataire comment ils doivent partager à part égale l’argent du contrat ou marché  à lui attribué : « Si on te donne un contrat de 6 millions de F CFA, on te dit clairement que tu dois retourner la moitié, c’est à dire les 3 millions F CFA,  à laisser ou à prendre ». Est-ce que ces propos sont dignes  d’un membre du cabinet du Ministre Analogique, M. Témé ? ou encore ‘’ Nous allons quitter ici en décembre… Prenons ce que nous pouvons »

Tel ministre, tels employés et le président IBK déçu

Si les agents du département de l’Education se comportent ainsi, c’est, disons-nous, tout simplement parce qu’ils doutent de l’autorité du premier responsable des lieux, le ministre lui-même, en la personne de Pr. Abino Témé, ce monsieur tristement célèbre par une incompétence avérée dans la gestion des dossiers  concernant son département.

Fuite des sujets aux examens de fin d’année, difficile et médiocre obtention du résultat des mêmes examens, grèves des enseignants, Pr. Abinou Témé se noie dans des problèmes depuis son arrivée à ce département ? Nonobstant ces difficultés qui peinent à trouver des solutions adéquates, on ne pense qu’à dilapider le peu de ressources financières.

Ce ministre mérite-t-il encore son fauteuil ?  Mérite-t-il encore la confiance du président IBK ? Ce dernier qui avait cru en lui, après le passage honorable de Poulo, pour donner un nouveau souffle à l’éducation. Hélas non seulement les acquis n’ont pas pu être pérennisés mais pis, c’est la descente aux enfers.

Dans la même veine, l’on est tenté de croire que tous ceux qui se réclament proches du président IBK contribuent au jour le jour à son échec sans jamais s’inquiéter.

Par ailleurs, et concernant le petit business au département de Témé (l’attribution des marchés dans des conditions non saines), lorsque nous avons tenté d’en savoir sur la question, nous avons été butés par un refus de collaborer… ce qui confirme la thèse du complot pour dilapider les fonds publics alloués au département. Après moi le déluge, c’est triste qu’au 21e siècle certains cadres d’un département aussi stratégique que l’Education aient de telles idées. Dommage.

Par ailleurs un cadre dudit ministère qui a préféré garder l’anonymat nous confie que le ministre  est un enseignant qui a fait ses preuves à tous les niveaux d’enseignement. Mais qu’en réalité, il ne s’y connait pas en management et est de la vieille école. Il soutient aussi qu’il est pris en otage par quelques cadres récalcitrants du département.

 La Sirène du 14 novembre 2018

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