La Convention nationale pour une Afrique solidaire (CNAS-Faso Hèrè), rejette l’Accord politique de gouvernance, signée entre le gouvernement malien et plusieurs formations politiques et organisations de la société civile. Selon le parti de l’ancien Premier ministre, Soumana Sacko, cet accord, n’ayant aucune valeur juridique, « n’est pas légitime et ne saurait s’imposer à la Constitution« .

Mercredi 10 juillet dernier, au cours d’une conférence de presse, les responsables du parti ont rappelé leur position quant à la signature de l’accord politique. Dans son introduction, le secrétaire général du parti, Bakary Sacko, a expliqué que ce dialogue a pour unique motivation et finalité de « chercher les voies et moyens d’une illusoire légitimation«  ex-post de l’accord antinational d’Alger. Lequel, souligne-t-il, « n’a fait l’objet d’aucune délibération ni, à plus forte raison, d’aucune approbation par aucune des institutions républicaines compétentes« .

« Ce dialogue est aussi un cheval de Troie pour faire entériner le projet démocratique de révision constitutionnelle comme moyen devant faciliter la mise en œuvre de l’accord d’Alger. Or, au-delà des prescriptions claires et sans ambiguïté de l’article 118, les promoteurs de la tentative de tripatouillage de la Constitution du 12 janvier 1992 n’ont pu concocter aucun argument valable pour justifier une quelconque révision de la Constitution« , précise M. Sacko.

« La Constitution n’est certes pas un livre saint au sens religieux du terme, mais elle n’est pas un chiffon de papier non plus. Donc, le respect scrupuleux et la défense de la Constitution sont un devoir constitutionnel et patriotique de tout citoyen à commencer par le Président de la République« , argumente le secrétaire général Bakary Sacko.

Il faut rappeler qu’avec ses partenaires regroupés au sein de l’Alliance des démocrates patriotes pour la sortie de crise (ADPS), la CNAS-Faso Hèrè a été le premier parti politique à demander depuis le 5 avril 2012, la convocation d’un congrès extraordinaire du peuple. Un appel au regroupement qu’elle a réitéré le 20 août 2018, à la suite de la réélection de l’actuel Président de la République.  Le parti décide ainsi de ne pas participer au dialogue national inclusif. 

Toutefois, avec ses partenaires regroupés au sein de l’ADPS, la CNAS-Faso Hèrè lancera bientôt le quatrième round du processus de table ronde des Forces vives de la nation en vue d’une mise à jour du manifeste de la nation, véritable charte pour une sortie réelle et durable de la crise actuelle.

Ibrahima Ndiaye

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